Saint-Louis, 10 déc (SL-INFO) – Babacar Kébé, ingénieur et formateur à l’INPG, tire la sonnette d’alarme sur la prolifération des instituts privés non qualifiés dans le secteur du pétrole et du gaz.

Selon lui, malgré la complexité du domaine, nombreux établissements improvisent des cursus sans l’expertise nécessaire. « Il faut que le sérieux prime dans ce secteur très pointu », insiste-t-il.

Kébé met en avant le rôle crucial de l’Institut national du pétrole et du gaz (INPG) : formation, recherche et régulation depuis sa création en 2017.

« L’INPG a été prévu pour fournir la main-d’œuvre qualifiée essentielle à la chaîne de valeur pétrolière », explique-t-il.

Il détaille les programmes de l’INPG : deux parcours principaux, avec des masters spécialement en ingénierie et en management pétrolier, ainsi qu’un cursus pour techniciens. « Les enseignements de l’INPG sont conçus pour répondre aux besoins concrets du marché », assure-t-il.

Face à une main-d’œuvre requise à Sangomar et bientôt pour le GTA, l’INPG compte lancer des formations dès 2025 pour préparer les jeunes aux défis pétroliers.

Kébé déplore les approches des écoles privées cherchant validation après coup, sans suivre les « procédures essentielles » de collaboration avec l’INPG.

Il évoque un besoin vital de formations rigoureuses pour éviter les manquements qualifiés dans ce secteur stratégique.

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