Dakar, 20 jan (SL-INFO) – Les tensions autour de la présence onusienne à Jérusalem-Est ont franchi un nouveau cap ce mardi. Alors que le siège de l’agence pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) était déjà au cœur d’un bras de fer diplomatique et juridique, les forces de sécurité israéliennes, accompagnées de figures politiques de premier plan, ont investi les lieux pour une opération qui modifie physiquement le statut du site.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, des équipes israéliennes ont pénétré dans l’enceinte située dans le quartier sensible de Sheikh Jarrah. L’opération, menée avec le soutien d’au moins un bulldozer, visait la destruction immédiate des infrastructures présentes. Des témoins oculaires ont confirmé la démolition de plusieurs structures, tant mobiles que permanentes, à l’intérieur du complexe.
Cette intervention a été marquée par la présence sur le terrain d’Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, connu pour ses positions fermes à l’encontre de l’agence onusienne. Cette descente s’inscrit dans la continuité des mesures législatives et politiques visant à restreindre, voire interdire, les activités de l’UNRWA sur le territoire contrôlé par Israël.
Au-delà de la destruction matérielle, l’opération s’est doublée d’une action symbolique forte. Les forces israéliennes ont procédé au retrait du drapeau des Nations Unies qui flottait sur l’enceinte pour le remplacer par le drapeau israélien. Ce geste matérialise la volonté affichée par certains responsables locaux de réapproprier totalement cet espace.
Aryeh King, adjoint au maire de Jérusalem, a d’ailleurs explicité cette démarche via une publication sur le réseau social X. Qualifiant l’agence onusienne de « nazie », il a affirmé que l’expulsion de l’organisation de Jérusalem était désormais en cours d’exécution, présentée comme la conséquence directe des pressions et manifestations répétées à l’encontre de l’institution internationale.
