Dakar, 21 janv( SL-INFO)- La situation météorologique en Afrique australe suscite une vive inquiétude au sein des instances internationales. Alors que des pluies diluviennes s’abattent sur la région, le Mozambique se retrouve confronté à une urgence humanitaire complexe, nécessitant une mobilisation rapide des partenaires au développement pour éviter une détérioration des conditions de vie des populations locales.

Selon nos informations relayées par Agence Afrique, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a partagé un constat préoccupant concernant l’impact des récentes intempéries. Les inondations qui frappent le sud et le centre du pays, particulièrement les provinces de Gaza, Maputo et Sofala, ont déjà affecté plus d’un demi-million de personnes. Une donnée particulièrement alarmante ressort de ce rapport : plus de la moitié des sinistrés sont des enfants, une catégorie de la population particulièrement vulnérable aux maladies hydriques et à la malnutrition qui suivent souvent ce type de catastrophe. Le bilan matériel dressé par les agences onusiennes témoigne de la violence des éléments. Les habitations traditionnelles en terre d’argile n’ont pas résisté à la montée des eaux, et les infrastructures de santé, vitales en période de crise, sont en grande partie hors d’usage. Sur le plan économique et logistique, les dégâts sont considérables : près de 5 000 kilomètres de routes sont devenus impraticables, isolant des communautés entières, tandis que plus de 27 000 têtes de bétail ont été perdues, privant de nombreux foyers de leurs moyens de subsistance.

Paola Emerson, cheffe du bureau de l’OCHA, a qualifié la situation d’« instable et dangereuse » depuis Xai-Xai, capitale de la province de Gaza. Si le gouvernement mozambicain dirige les opérations via un centre d’urgence et a ouvert 50 centres d’hébergement accueillant plus de 50 000 personnes, les défis restent immenses. Les acteurs humanitaires sur le terrain signalent que la difficulté d’accès aux zones sinistrées entrave l’acheminement de l’aide. Au-delà des contraintes logistiques, c’est l’aspect financier qui menace la continuité des opérations de sauvetage. L’appel de fonds de 352 millions de dollars lancé pour répondre à cette crise n’est toujours pas comblé, laissant planer une incertitude sur la capacité des organismes à maintenir un niveau d’assistance adéquat face à des besoins qui ne cessent de croître.

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