Dakar , 10 fév (SL-INFO) – Alors que les regards internationaux restent fixés sur la situation à Gaza, le Premier ministre israélien a pris la direction des États-Unis pour une rencontre au sommet avec le président Donald Trump. Si l’agenda officiel inclut les conflits en cours, le chef du gouvernement israélien a clairement indiqué avant son départ que l’enjeu central de ce déplacement se situe ailleurs, portant sur la structure même des futurs échanges diplomatiques au Moyen-Orient. Benyamin Netanyahu doit être reçu ce mercredi à la Maison Blanche, une visite qui marque sa septième rencontre avec le dirigeant américain au cours de son mandat. Avant de quitter Tel-Aviv, le Premier ministre a tenu à préciser la hiérarchie des dossiers qu’il compte aborder. Bien que la guerre à Gaza figure au programme, il a affirmé que « la priorité absolue resterait les négociations avec l’Iran ». L’objectif affiché est de transmettre directement au président américain les « points de vue et principes » d’Israël, jugés essentiels pour la sécurité régionale. L’intégration du programme balistique dans les discussions

Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, qui cite la chaîne de télévision d’État israélienne KAN, cette visite vise un objectif technique précis. Israël entend convaincre l’administration américaine de ne plus dissocier le nucléaire du conventionnel. Netanyahu plaide pour que le programme de production de missiles balistiques de Téhéran soit non seulement intégré aux discussions, mais strictement limité.

Pour appuyer cette demande, la délégation israélienne, accompagnée par l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, prévoit de présenter à Donald Trump des rapports de renseignement. Ces documents feraient état d’une augmentation récente des capacités balistiques iraniennes.

La crainte d’un accord a minima

La stratégie israélienne repose sur le refus catégorique d’un « accord limité » avec l’Iran, perçu comme une source de menaces futures. Au-delà des négociations diplomatiques, des sources américaines citées par Anadolu indiquent qu’une option plus radicale pourrait être mise sur la table. Israël privilégierait en effet l’hypothèse d’une frappe américaine contre les infrastructures iraniennes et tenterait de rallier Washington à cette perspective.

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