Dakar, 12 fév (SL-INFO) – La disparition de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue le 9 février 2026, a immédiatement suscité une vague d’interrogations et de spéculations contradictoires. Alors que l’opinion publique hésitait entre la thèse d’un malaise soudain lié à une crise d’asthme et celle d’une agression, les résultats de l’examen post-mortem effectués à l’Hôpital général Idrissa Pouye de Grand Yoff viennent apporter une réponse scientifique définitive, dissipant les doutes sur les circonstances physiologiques du drame.

Les documents médicaux, relayés par nos confrères de Kawtef, dressent un bilan clinique qui s’éloigne radicalement de l’hypothèse d’une mort naturelle. L’expertise légale fait état d’un tableau lésionnel particulièrement lourd, incompatible avec une simple défaillance respiratoire spontanée. Le rapport mentionne explicitement des contusions thoraco-abdominales violentes ainsi qu’une commotion cérébrale accompagnée d’une hémorragie sous-durale. L’examen approfondi du corps a permis de relever des atteintes structurelles multiples. Les médecins ont noté plusieurs fractures au niveau des côtes, associées à de profondes plaies pulmonaires ayant entraîné un important hémothorax. Au-delà de la cage thoracique, les organes vitaux ont également été touchés : des lésions ont été identifiées sur le cœur, le rein gauche et la rate, provoquant des hémorragies internes diffuses.

Le certificat de genre de mort signale par ailleurs la présence de dermabrasions et de plaies superficielles, complétant ce constat de poly-traumatisme. La conclusion de l’autopsie est formelle : le décès est consécutif à d’importants traumatismes corporels, orientant de fait la compréhension de l’affaire vers une origine violente.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *