Dakar, 13 fév (SL-INFO) – « L’histoire s’est répétée ». Ces mots sont de Ababacar Sadikh Top, membre du PASTEF après la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, lundi dernier, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
« Et parfois, quand elle se répète, en plus de nous faire prendre conscience de la responsabilité que l’on a d’une vie partie à jamais, elle nous rappelle celle que nous avons de rendre justice aux vies parties dans les mêmes circonstances, c’est-à-dire de violences policières », a-t-il déclaré, ce vendredi 13 février, sur Facebook, le président du Conseil d’administration (PCA) à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Le membre de Pastef a ainsi mis en garde contre les conséquences de l’impunité. Il lance : « En pareille occurrence, quand la culture de ne pas rendre justice s’installe, s’ouvre en parallèle la porte vers d’autres, encore plus graves. Et ça, les Sénégalais ne nous le pardonneront pas. »
Quid de la responsabilité politique? Sadikh Top d’indiquer: « D’abord parce que nous l’avons subi et l’avons dénoncé. Ensuite, et surtout, parce que nous incarnons cet espoir qui met fin à toutes les bêtises du pouvoir. Ce peuple s’est battu à nos côtés pour que cessent définitivement ces pratiques. » Avant de poursuivre : « Abdoulaye Ba est une victime comptable de notre régime. Il faut vite corriger par l’enquête et la sanction pour qu’on n’ait plus à vivre cela »
