Dakar, 16 fév (SL-INFO) – Après deux semaines de compétition intense, le tableau du Mondial T20 2026 commence à livrer ses premiers verdicts, mais le suspense reste entier pour la majorité des participants. Si trois nations ont déjà validé leur billet pour la phase suivante, la lutte pour les cinq places restantes place plusieurs favoris dans une position inconfortable. Parmi eux, un géant de la discipline se retrouve confronté à une équation mathématique périlleuse qui pourrait précipiter sa chute.

La phase de groupes, impitoyable, a déjà scellé le sort de la Namibie, du Népal et d’Oman, désormais éliminés. À l’inverse, l’Inde, tenante du titre, a rejoint les rangs des qualifiés dimanche après sa victoire sur le Pakistan, s’alignant aux côtés des Antilles et de l’Afrique du Sud. Mais l’attention se porte désormais sur le groupe B, où se joue un drame sportif inattendu.

**Une légende au bord du gouffre**

L’Australie, championne du monde en 2021, flirte avec une élimination précoce qui rappellerait le scénario de 2009. Selon les données analysées par Al Jazeera, la situation des Australiens dépasse la simple nécessité de gagner sur le terrain. Pour espérer voir les « Super Eights », les hommes en jaune doivent impérativement remporter leurs deux dernières confrontations contre le Sri Lanka ce lundi et contre Oman vendredi.

Cependant, le véritable danger réside dans le fait que ces deux victoires pourraient ne pas suffire. Même en empochant les points nécessaires pour atteindre un total de six unités, l’Australie reste sous la menace du « Net Run Rate » (le taux de course net, déterminant pour le départage). En effet, le Sri Lanka et le Zimbabwe, actuels leaders conjoints, pourraient également terminer cette phase avec six points chacun.

Dans cette configuration, le sort de l’Australie ne dépendrait plus uniquement de ses performances, mais des scores exacts de ses rivaux. Pour se qualifier sereinement, les Australiens doivent espérer que le Zimbabwe batte le Sri Lanka ou, scénario inverse, que la formation africaine s’incline face à l’Irlande.

**Tensions dans les autres groupes**

La pression est tout aussi palpable dans le groupe A. Le Pakistan conserve son destin en main : une victoire contre la Namibie lors de leur dernier match de poule leur ouvrirait les portes du tour suivant. Toutefois, un faux pas placerait les Pakistanais dans un duel à distance avec les États-Unis, basé là encore sur le taux de course net. Actuellement, le Pakistan possède un léger avantage (0.932 contre 0.788 pour les USA), mais une défaite pourrait inverser cette dynamique.

Dans le groupe D, la Nouvelle-Zélande semble en bonne voie pour accompagner l’Afrique du Sud, à condition de disposer du Canada. L’Afghanistan conserve une chance théorique, mais celle-ci repose sur un concours de circonstances impliquant une défaite néo-zélandaise.

La seconde phase du tournoi, les « Super Eights », débutera le 21 février, ne laissant que quelques jours aux équipes en danger pour inverser la tendance.

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