Dakar, 16 fév (SL-INFO) – Une nouvelle déflagration a secoué le nord-ouest du Pakistan ce lundi, confirmant la précarité sécuritaire qui règne dans cette région frontalière. Dans le district de Bannu, une attaque ciblée a visé les abords immédiats d’une infrastructure étatique, provoquant de nombreuses victimes parmi les civils présents sur les lieux.
L’incident s’est produit à proximité d’un poste de police, une cible récurrente dans cette province du Khyber Pakhtunkhwa. Selon les éléments techniques communiqués par la police et relayés par l’agence Anadolu, le mode opératoire repose sur un engin explosif improvisé. Le dispositif avait été soigneusement fixé sur une moto avant d’être déclenché à distance au moment opportun. Le bilan humain provisoire fait état d’au moins deux morts, dont un enfant, et de 17 blessés évacués vers les structures de santé locales. Si les autorités ont rapidement sécurisé le périmètre, aucune revendication n’a été enregistrée dans les heures suivant l’attaque.
Ce drame s’inscrit dans une séquence de violences persistantes. Le district de Bannu jouxte la région tribale du Nord-Waziristan, zone d’activité historique du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP). Islamabad continue d’attribuer cette recrudescence d’attentats aux combattants du TTP, accusés d’opérer depuis des bases arrière situées en Afghanistan, une allégation que le gouvernement de Kaboul rejette systématiquement.
