Dakar, 16 fév (SL-INFO) – Le gouvernement israélien vient de définir les contours temporels de la prochaine phase du conflit à Gaza. Alors que les tractations diplomatiques s’intensifient à Washington, le cabinet de Benjamin Netanyahu a posé une condition chiffrée pour éviter une nouvelle escalade militaire, répondant directement à une sollicitation de l’administration américaine.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, qui reprend les propos du secrétaire du cabinet israélien Yossi Fuchs, Tel-Aviv accorde désormais une fenêtre de 60 jours au Hamas pour déposer les armes. Cette décision ne relève pas d’une initiative isolée, mais d’une réponse formelle à une exigence formulée par l’équipe de Donald Trump. « L’administration Trump a demandé d’accorder au Hamas un délai de 60 jours pour désarmer, et nous respectons cela », a précisé le responsable lors d’une conférence à Jérusalem-Ouest, relayée par le Times of Israel.
**Une menace explicite de reprise militaire**
Ce délai n’est pas une trêve sans condition. Yossi Fuchs a été clair sur l’issue de cet ultimatum : en l’absence d’un désarmement total – incluant les armes individuelles et la destruction des tunnels – la réponse sera militaire. « L’armée devra accomplir la mission », a-t-il averti, évoquant la possibilité d’une campagne intensive à Gaza si le mouvement palestinien ne se plie pas aux exigences avant l’échéance.
Le calendrier de cette période probatoire reste lié à l’agenda diplomatique américain. Le compte à rebours pourrait s’enclencher dès la fin de la réunion du Conseil de la Paix, présidée par Donald Trump et prévue ce jeudi à Washington.
**La mise en œuvre du « plan Trump »**
Cette manœuvre s’inscrit dans la continuité de la politique américaine dans la région. Toujours selon les éléments relayés par Anadolu, ce dossier du désarmement constitue la deuxième phase du plan Trump, entré en vigueur à la mi-janvier. Ce volet prévoit, en parallèle de l’exigence sécuritaire, des retraits israéliens progressifs, l’accélération de la reconstruction et une augmentation de l’aide humanitaire. Pour l’heure, le Hamas n’a émis aucun commentaire officiel sur cet ultimatum.
