Dakar, 17 fév (SL-INFO) – La contestation gagne du terrain. À l’appel du Collectif des amicales et coordonnateurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (CA-UCAD), les élèves du lycée de Saraya ont massivement déserté les salles de classe ce mardi, rejoignant ainsi le mot d’ordre de cessation totale des activités pédagogiques décrété pour 72 heures sur l’ensemble du territoire national.

Comme dans plusieurs établissements du pays, l’ambiance était inhabituelle dans ce lycée du département de Saraya. Les cours ont été suspendus par les élèves eux-mêmes, qui entendent manifester leur solidarité avec les étudiants engagés dans un bras de fer avec les autorités universitaires et étatiques.

« Soutenir nos frères étudiants »

Pour Salimatou Soumaré, présidente du gouvernement scolaire du lycée, cette mobilisation est avant tout un acte de solidarité. « C’est pour soutenir nos frères étudiants. Il s’agit de 72 heures de grève », a-t-elle déclaré, insistant sur le caractère pacifique et engagé de l’action.

À travers cette décision, les lycéens de Saraya affichent clairement leur volonté de s’inscrire dans une dynamique nationale, où élèves et étudiants semblent désormais unis autour d’un même combat.

Des revendications claires

Le mot d’ordre du CA-UCAD repose sur plusieurs exigences majeures :

• La libération des représentants étudiants actuellement détenus ;

• La clarification des circonstances entourant la mort de Abdoulaye Bâ ;

• Le paiement intégral des rappels de bourses toujours en attente.

Ces revendications traduisent un malaise profond au sein de la communauté estudiantine, marqué par des tensions persistantes autour des conditions d’études, de la gouvernance universitaire et du respect des droits des étudiants.

Une mobilisation qui s’étend

La grève de 72 heures, prévue pour mardi, mercredi et jeudi, continue de susciter une forte adhésion à travers le pays. Des établissements secondaires aux universités, le mouvement prend une ampleur nationale, révélant l’interconnexion croissante entre les différentes composantes du système éducatif.

À Saraya, les élèves affirment rester mobilisés et déterminés à accompagner le mouvement « jusqu’à satisfaction des revendications ». Une position qui illustre l’écho grandissant de la crise dans l’enseignement supérieur, bien au-delà des amphithéâtres universitaires.

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