Dakar, 17 fèv(SL-INFO)- Les efforts diplomatiques pour tenter d’instaurer une trêve entre Kiev et Moscou se déplacent en Suisse. Un troisième cycle de pourparlers trilatéraux incluant les États-Unis s’est ouvert ce mardi, marqué par une modification significative de la composition des équipes de négociation.

À une semaine exacte du quatrième anniversaire du déclenchement de la guerre, Genève accueille une nouvelle tentative de dialogue. Contrairement aux précédents échanges qui s’étaient tenus à Abou Dhabi, cette rencontre se déroule dans un climat de confidentialité stricte, sans déclaration immédiate à la presse attendue, mais avec des objectifs précis posés par chaque partie.

Un changement de profil côté russe

Le fait marquant de ce nouveau round réside dans le choix des émissaires. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Moscou a opéré un changement stratégique dans sa représentation. Alors que les cycles précédents aux Émirats arabes unis étaient conduits par de hauts responsables militaires, la délégation russe est cette fois dirigée par Vladimir Medinsky, conseiller présidentiel.

Ce passage d’un profil militaire à un profil politique s’accompagne d’un élargissement de l’ordre du jour. Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin, a précisé que les discussions porteraient sur un éventail de sujets plus vaste, mettant l’accent sur les « principales questions concernant les territoires ».

L’énergie et la sécurité au cœur des demandes ukrainiennes

Face à cette nouvelle configuration, Kiev a mandaté Rustem Umerov, secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense. La délégation ukrainienne, composée de hauts responsables politiques et sécuritaires, arrive avec une feuille de route définie par la présidence. L’objectif affiché est d’obtenir une « paix substantielle et durable ».

Concrètement, les représentants ukrainiens devraient plaider pour un cessez-le-feu énergétique, une mesure cruciale pour la stabilité des infrastructures du pays. Ils entendent également clarifier les modalités d’un mécanisme de suivi, indispensable en cas d’accord sur une trêve.

Ces discussions interviennent dans un contexte de tension extrême sur le terrain. Le président Volodymyr Zelenskyy a averti, peu avant la réunion, que la pression militaire russe ne faiblissait pas, évoquant la possibilité d’une nouvelle frappe massive en préparation.

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