Dakar, 18 fév (SL-INFO) – L’Assemblée nationale du Sénégal a levé, ce mardi 17 février, l’immunité parlementaire du député Farba Ngom, accusé d’avoir fait introduit frauduleusement deux téléphones portables dans sa cellule, alors qu’il est placé sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025 dans une affaire de présumés détournements de fonds estimés à 125 milliards FCFA. Le vice-président du groupe parlementaire Takku Wallu (opposition), Djimo Souaré, a estimé qu’il s’agit «d’artifices juridiques» pour «le maintien arbitraire» du prévenu en prison, au cours d’une interview au quotidien L’Observateur.
«Nous assistons aujourd’hui à la tentative de construire une affaire dans l’affaire. Des artifices juridiques sont mobilisés avec, pour seule finalité apparente, le maintien arbitraire en détention de Farba Ngom», a dit le député, qui a déploré «une stratégie de clivage permanent» de la part des autorités.
Pour Djimo Souaré, le maintien en détention de Farba Ngom «ne peut être interprété que comme une décision à caractère politique et non juridique», ajoutant que cette situation a «profondément affecté l’image de l’Assemblée nationale» et «donne le sentiment d’une soumission à l’Exécutif, au détriment de l’indépendance et de la dignité du pouvoir législatif».
Pour rappel, dans une décision, la chambre d’accusation financière a confirmé la liberté provisoire accordée à Farba Ngom. Cependant, le Procureur de la Cour d’Appel de Dakar a introduit, ce mercredi 17 février, un pourvoi en cassation. En attendant la décision de la justice, le prévenu est maintenu en détention.
