Dakar , 18 fév (SL-INFO) – La tension diplomatique et militaire vient de franchir un nouveau cap entre Washington et Téhéran. Au lendemain des pourparlers tenus à Genève, les États-Unis ont engagé, au cours des dernières 48 heures, un vaste mouvement de troupes et d’équipements militaires vers l’Europe et le Moyen-Orient. Ce déploiement massif, confirmé par des données de vol et des observations satellitaires, ne semble rien devoir au hasard : il reproduit avec précision une configuration opérationnelle déjà observée lors d’une séquence critique de l’année précédente.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’armée américaine procède actuellement à un acheminement intensif de munitions et d’aéronefs. Les analystes du renseignement de source ouverte (OSINT) ont relevé une similitude frappante : les vecteurs aériens mobilisés ces derniers jours sont identiques à ceux utilisés lors des frappes menées contre l’Iran en juin 2025. Cette « copie » stratégique suggère une préparation à des scénarios offensifs précis si la voie diplomatique venait à échouer définitivement.
Dans le détail, la logistique déployée est lourde. Six chasseurs F-22, partis de la base de Langley-Eustis en Virginie, ont atterri mardi à la base de la RAF Lakenheath au Royaume-Uni. Simultanément, un appareil de renseignement électromagnétique RC-135 Rivet Joint a été repositionné vers la Crète, tandis que des patrouilleurs maritimes P-8 Poseidon surveillent désormais activement le détroit d’Ormuz, zone névralgique pour le transit pétrolier mondial. À cela s’ajoutent 18 avions F-35 et deux avions de commandement AWACS E-3 Sentry, arrivés en Grande-Bretagne pour renforcer le dispositif.
Cette montée en puissance aérienne s’accompagne d’une pression navale explicite. Le président américain Donald Trump a évoqué, dans une déclaration publiée fin janvier, l’envoi d’une « gigantesque armada » vers la région. Faisant référence au groupe aéronaval du porte-avions USS Abraham Lincoln, déjà sur zone sous le commandement du CENTCOM, le chef de l’État américain a prévenu que cette flotte était « prête, désireuse et capable de remplir sa mission rapidement et violemment si nécessaire ».
L’objectif affiché par la Maison Blanche reste de contraindre Téhéran à accepter les exigences américaines sur le nucléaire. Pour accentuer cette pression, et selon des sources citées par le New York Times, l’USS Gerald R. Ford, stationné dans les Caraïbes, a également reçu l’ordre de faire route vers le Moyen-Orient, doublant ainsi la capacité de projection navale américaine dans la zone.
