Dakar, 18 fév (SL-INFO) – Face à ce qu’il qualifie »d’inertie gouvernementale », le G7 (groupe des sept syndicats les plus représentatifs de l’enseignement) lance un nouveau plan d’action de trois jours. Entre débrayages et grève totale et présence passive, les enseignants exigent le respect des accords signés.
La mobilisation a commencé, ce mercredi, par une assemblée générale suivie d’un débrayage.
Le point culminant est attendu le jeudi, avec un mot d’ordre de grève totale. Enfin, pour clore cette semaine de protestation, le syndicat appelle à une présence passive le vendredi, une forme de protestation où les enseignants sont présents sur leur lieu de travail sans pour autant dispenser les enseignements.
Les points de rupture avec l’État portent essentiellement sur le sort des décisionnaires. Les syndicalistes exigent un règlement définitif de cette question qui précarise une partie du corps enseignant. L’arrêt de la surimposition sur les salaires et les avancements est au cœur des préoccupations financières des agents.
Le troisième point de revendication est la poursuite de la formation diplômante pour permettre aux enseignants de progresser dans leur carrière.
Interrogé sur les motivations de ce durcissement, le coordonnateur du G7 à Sédhiou et porte-parole du jour, Abdoulaye Diallo, n’a pas caché son amertume. Selon lui, le gouvernement fait preuve d’une passivité inquiétante malgré les signaux d’alerte répétés.
« Les choses ne bougent pas. Nous avons déjà déroulé trois plans d’actions sans obtenir de réponses concrètes à nos préoccupations. Ce quatrième plan d’action est une suite logique face au mutisme des autorités », a-t-il martelé.
