Dakar, 20 fév(SL-INFO)- Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont mis en application un accord politique conclu fin janvier, visant à sanctionner des acteurs étatiques en Iran. Cette décision, liée à la gestion des récents mouvements sociaux dans le pays, déclenche une série de mesures restrictives sur le plan financier et diplomatique.

Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le Conseil de l’Union européenne a officiellement inscrit ce jeudi le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) sur la liste des organisations terroristes de l’UE. Cette classification soumet immédiatement la structure au régime de sanctions anti-terroristes européen. Concrètement, cette mesure impose le gel des fonds, des avoirs financiers et des ressources économiques du groupe sur l’ensemble du territoire des États membres. La réglementation interdit également de manière stricte à tout opérateur européen de fournir des financements ou des ressources économiques à cette organisation.

Le périmètre de ces sanctions ne se limite pas à l’entité principale. La déclaration officielle de l’institution européenne précise qu’au total, 13 personnes physiques et 23 groupes ou entités sont désormais soumis à ces mêmes mesures restrictives. Cette offensive diplomatique intervient en réponse aux événements survenus à partir de fin décembre en Iran. Le pays avait alors été traversé par une vague de manifestations de près de deux semaines, initialement déclenchée par une forte dépréciation de la monnaie locale et l’aggravation de la crise économique nationale. Les autorités européennes et occidentales justifient l’activation de ces sanctions en accusant Téhéran d’avoir réprimé ces rassemblements de manière violente.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *