Dakar, 23 fév (SL-INFO) – La police britannique a annoncé lundi enquêter sur les messages à caractère raciste reçus via les réseaux sociaux ce week-end par quatre joueurs de Premier League, dont le défenseur français de Chelsea Wesley Fofana.

L’international français a partagé certains des messages qu’il a reçus sur Instagram après le match contre Burnley (1-1), duquel il avait été expulsé. Depuis des comptes anonymes, Fofana est insulté et comparé à « un singe » qui devrait être « mis dans un zoo ».

Son adversaire Hannibal Mejbri, international tunisien né en France, a lui aussi subi des attaques, tout comme l’ailier Romaine Mundle (Sunderland) et l’attaquant nigérian Tolu Arokodare (Wolverhampton) dimanche.

« Il n’y a absolument aucune place pour les insultes racistes, que ce soit en ligne ou en personne, et ceux qui pensent pouvoir se cacher derrière leur clavier devraient y réfléchir à deux fois », a commenté Mark Roberts, responsable de la UK Football Policing Unit (UKFPU), unité chargée du maintien de l’ordre dans le football anglais.

« La UKFPU condamne ce comportement abject et nous veillerons, grâce à notre équipe dédiée d’agents, à tout mettre en œuvre pour identifier les responsables et les traduire en justice », a ajouté M. Roberts.

La police assure que des condamnations ont été prononcées « ces derniers mois » à l’encontre d’individus reconnus coupables de racisme en ligne, avec « d’importantes interdictions de stade » à la clé, mais reconnait « qu’il reste beaucoup à faire » dans ce domaine.

« Le racisme subit par ces footballeurs est odieux », a aussi réagi lundi un porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer.

Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp, « a indiqué qu’elle continuerait à œuvrer pour protéger les personnes contre les abus. Les ministres les tiendront pour responsables afin de s’assurer que cela se concrétise », a ajouté le porte-parole.

Les insultes racistes sont devenues un fléau pour le football européen, et de nombreuses voix se sont élevées en Angleterre pour appeler les plateformes à réguler davantage ces attaques.

« Personne ne devrait être exposé à des insultes racistes, et nous supprimons ce contenu lorsque nous le trouvons », a assuré un porte-parole de Meta à la BBC. « Rien ne fera cesser les comportements racistes du jour au lendemain, mais nous continuerons à travailler pour protéger notre communauté contre les abus et à coopérer avec les enquêtes de police. »

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