Ziguinchor , 02 avril (SL-INFO) – Plusieurs acteurs de Ziguinchor, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes sont désormais mobilisés pour faire face aux hépatites. Une maladie silencieuse, mais dangereuse qui touche une bonne partie de la population.

Selon les chiffres publiés, 13 % de la population sont victimes de cette pathologie, d’après Fatou Ngirane, présidente du Réseau des associations de lutte contre les hépatites (RALCH).

 » On a un programme national de lutte contre les hépatites. Il nous donne un chiffre de 5 à 6 %. Nous, en tout cas, on voit beaucoup de choses au niveau local sur le terrain. Je pense que peut-être que le programme ou bien le ministère de la Santé pourront vous donner plus de détails par rapport à ça. Mais nous nous limitons à ce que nous voyons sur le terrain. Mais en général, on fait des dépistages où on a un minimum de 12 à 13 % dans les actions que nous menons », a-t-elle indiqué. 

Les études de terrain montrent à suffisance la nécessité de faire face à cette pathologie. 

Dans ce dessein, ces différents acteurs comptent mettre sur pied une association à Ziguinchor, après Kaffrine, Fatick, Thiès, Saint-Louis et Dakar. 

‘ »C’est l’ANCS qui nous motive, qui nous finance pour que nous passions dans toutes les régions du Sénégal afin d’installer des associations de lutte contre les hépatites. C’est une association qui existe depuis 2011 et qui est reconnue sur le plan national et international […] », a clarifié la présidente du Réseau des associations de lutte contre les hépatites. 

Pour Mme Nguirane, il faut renforcer la sensibilisation pour que les porteurs, une fois dépistés, le suivi nécessaire soit établi et éviter le stade terminal.

Madame Seydi Assagouma Coly, coordinatrice des activités de la banque de sang de l’hôpital de la Paix, intervient dans le programme de prise en charge des cas d’hépatite B. Elle évoque le problème lié à l’arrivée tardive des patients pour une prise en charge. 

« On a vu que la maladie est en train de sévir à Ziguinchor et surtout sur la jeunesse. Et les gens ne connaissent pas cette maladie-là. La plupart du temps, les gens nous viennent très tard et on ne peut plus rien pour eux. Les personnes peuvent être dépistées à temps pour qu’on les prenne en charge à temps. C’est possible. Être porteur de l’hépatite B, ce n’est pas une fatalité. Et avec l’ignorance et la méconnaissance de la population, elle devient une maladie fatale alors qu’il n’y a pas de raison qu’elle le soit », selon Mme Seydi.

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