Thiès, 05 Mai (SL-INFO) – À Thiès, des journalistes prennent part depuis le 4 mai à un atelier de capacitation consacré à l’éducation inclusive, une approche présentée comme une réponse aux besoins des enfants en situation de vulnérabilité et de handicap. La rencontre doit se poursuivre jusqu’au 6 mai dans le cadre du projet « Faire L’Ecole ».
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, cet atelier vise à mieux faire comprendre un système éducatif qui prend en compte les besoins particuliers d’enseignement et d’apprentissage de tous les enfants et jeunes en situation de marginalisation. Le constat posé est celui d’enfants encore laissés à l’écart de l’enseignement au Sénégal en raison de leur handicap, alors même que le droit à l’éducation pour tous est rappelé.
L’inspecteur Moustapha Diouck a expliqué que le projet accompagne la scolarisation des enfants en situation de handicap dans plusieurs régions du Sénégal. Selon lui, ce soutien passe par la mise en place d’un dispositif dans des écoles et collèges choisis. « Si on veut accompagner les élèves en situation de handicap, il faut travailler sur l’éducation inclusive. Travailler à ce que chaque enfant puisse jouir de son droit à l’éducation. Pour cela, il faut mettre en place les mécanismes existants », a-t-il déclaré.
Dans cette approche, l’enseignement peut être adapté d’un enfant à l’autre selon ses capacités de compréhension. Le dispositif suppose ainsi la formation du corps enseignant, mais aussi celle des élus locaux et des partenaires impliqués. Le contenu source précise qu’en dépit d’une harmonisation des enseignements en matière d’éducation inclusive, l’implantation de ces écoles reste encore faible sur le territoire national.
L’inspecteur Ndiouck a pour sa part évoqué un déficit de planification au niveau local. « Les maires font des dotations en fournitures scolaires pour les élèves et oublient d’en inclure pour ceux qui souffrent d’un handicap », a-t-il soutenu, en relevant que les besoins de ces élèves sont spécifiques. Il a appelé à une meilleure prise en compte de ces besoins dans les planifications locales.
Abordant la place de l’enseignement privé, l’inspecteur Ndiouck a indiqué que la plus grande offre en matière de prise en charge de ces enfants provient de ce secteur. Il a affirmé que des parents se tournent souvent vers le privé lorsque l’école publique refuse d’accueillir leurs enfants, tout en reconnaissant que la plupart de ces établissements ne sont pas formés à l’éducation inclusive. Il a enfin précisé que le choix des écoles pilotes se fait en collaboration avec les inspections d’académie.
