Dakar, 05 Mai (SL-INFO) – « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Albert Camus

« Ce qui est frappant c’est le décalage entre le potentiel du pays et les réalités de son économie.

Cet écart ne date pas d’aujourd’hui. Les maux persistants de l’agriculture, de la pêche, de l’industrie, du tourisme, de l’école, du chômage, de la dette, du commerce extérieur, ceux dus à l’insécurité foncière, à l’hypertrophie étatique ou encore à l’orientation de l’épargne vers les rentes plutôt que vers l’économie productive, pourraient apparaitre comme une fatalité qui colle à la peau et qu’aucun régime n’arrive à vraiment surmonter.

Pourtant, quand on pose les bons diagnostics, et qu’on en recherche les causes profondes sans autocensure, on voit qu’il suffirait de quelques réformes, bien conçues et bien menées, pour que le pays décolle une bonne fois pour toute.

Ces réformes n’ont rien de magiques, ce sont celles qui ont fait leurs preuves ailleurs, au Maroc, en Chine ou au Rwanda : la formalisation des entreprise, agricoles notamment, condition d’une gestion efficace, leur organisation collective, par exemple au travers de coopératives, la modernisation urgentissime  de la pêche et des ports, des droits fonciers renforcés dans l’agriculture, le développement de l’aquaculture, ou encore le recours à la bourse des valeurs mobilières pour financer les entreprises.  Citons aussi l’autonomie des acteurs de terrain, par la délégation de responsabilité, et surtout la prééminence de l’économie de marché, c’est-à-dire de l’initiative privé, et son corollaire, un Etat stratège et non gestionnaire, qui sera alors pleinement disponible pour les services publics.

C’est ce que propose ce livre. Des diagnostics établis à partir du terrain, et non pas à partir des revues de littérature, des solutions mises au point avec les producteurs, et non pas dans les cabinets de consultants ou par les bailleurs, des méthodes de transformation conçues avec le Peuple et non pas par la technostructure.

Cette lecture empirique et quasi exhaustive de la société sénégalaise ne nous a pas empêché de regarder ce qui se passa ailleurs dans le Monde, notamment en Chine, que nous avons connu pauvre, de tirer les leçons de l’histoire, par exemple des plans structurels, et d’avoir recours à la pensée et à la théorie économique, mais en nourrissant les modèles utilisés de données issues du terrain, de Guet Ndar à Kafountine, de Louga à Tambacounda, des Almadies à Keur Massar.

Bref, un manuel-ressource, comme un vade-mecum, au service de la modernisation du pays, où on vient piocher selon ses centres d’intérêts, la monnaie ou la pêche, l’industrie ou l’urbanisation, où on peut s’attarder sur les écrits d’auteurs de référence, qui est destiné aux responsables des organisations professionnelles, aux dirigeants, ministres et hauts fonctionnaires, aux chefs d’entreprises et aux étudiants ». 

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