Dakar, 31 mars(SL-INFO) – Le procès en appel portant sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy se poursuit à Paris. Les nouvelles auditions devant la cour d’appel sont marquées par de fermes dénégations de la part des prévenus, qui rejettent les accusations liées à un pacte corruptif avec le régime de l’époque.
Appelé à la barre, l’ancien ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a formellement contesté toute implication dans un éventuel financement occulte. Selon les informations relayées par l’agence Anadolu et France 24, il a affirmé avoir été « piégé » lors d’une rencontre organisée en 2005 avec Abdallah Senoussi, un dignitaire libyen.
Pour expliquer cette situation, l’ancien ministre a directement pointé du doigt l’intermédiaire Ziad Takieddine. Il accuse ce dernier d’avoir planifié ce rendez-vous à son insu. Brice Hortefeux a par ailleurs assuré que son échange avec le représentant libyen avait été bref et qu’aucune discussion liée à un financement politique n’avait eu lieu.
Les débats ont également mis en lumière les déclarations de l’homme d’affaires Alexandre Djouhri. Ce dernier a nié toute participation à l’exfiltration de Bechir Saleh, un ancien proche de Mouammar Kadhafi. Alexandre Djouhri soutient que le départ de Saleh du territoire français en 2012 n’a été ni précipité ni orchestré pour le soustraire à l’action judiciaire.
Cette procédure, prévue pour s’étendre jusqu’au 3 juin, constitue une étape décisive pour Nicolas Sarkozy. En première instance, l’ancien chef de l’État avait été condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, dans un dossier que la justice avait qualifié de corruption au plus haut niveau. Il conteste l’intégralité de ces charges et demande la révision de ce jugement devant la cour d’appel.
