Dakar, 13 mars (SL-INFO) – Dans un entretien paru ce jeudi dans Le Quotidien, un des avocats de Madiambal Diagne, Me François Brengarth, annonce que leur client, qui est l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice sénégalaise, a formé un pourvoi contre l’avis de la chambre de l’instruction de Versailles, qui s’est déclarée partiellement favorable à son extradition. «Nous attendons de la Cour de cassation, plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, qu’elle casse et annule l’arrêt qui a été rendu», a clamé la robe noire.
Si la décision n’est pas cassée, le dossier relèverait du pouvoir exécutif. En clair : un décret du Président français, Emmanuel Macron, pourrait provoquer l’extradition de Madiambal Diagne.
Face à une telle possibilité, la défense du fondateur du groupe Avenir communication [éditeur du journal Le Quotidien] adopte une stratégie en deux temps. D’abord, renseigne Me Brengarth, il s’agira de sensibiliser l’exécutif français «dans le respect du contradictoire, sur les nombreuses raisons devant faire obstacle à ce qu’un décret soit pris. Il faut bien comprendre que nous ne nous opposons pas au caractère politique de la mesure pour nous-mêmes réclamer une décision politique».
L’avocat de Madiambal Diagne de marteler : «Nous demandons une décision respectueuse du droit en vigueur, ni plus ni moins, et nous demandons qu’une décision soit prise indépendamment de l’exercice de menaces diplomatiques par les autorités sénégalaises.»
Et si Macron ordonne l’extradition du journaliste, l’avocat français annonce que son décret en ce sens sera contesté «devant le Conseil d’État, dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir».
