Dakar, 10 fév (SL-INFO) – Plus de trois millions de nouvelles pages du dossier Epstein divulguées récemment, dont certaines sont en partie caviardées. Plusieurs élus américains ont dénoncé la dissimulation des noms de six hommes, occultés sans explication par le ministère américain de la Justice dans le dossier du criminel sexuel.
Parmi les parlementaires ayant signalé la suppression de ces identités, se trouvent les deux coauteurs de la loi de transparence sur l’affaire Epstein, tous deux élus à la Chambre des représentants, le républicain Thomas Massie et le démocrate Ro Khanna. « Ce qui m’a posé problème est que les noms d’au moins six hommes ont été caviardés alors qu’ils sont probablement impliqués du fait de leur inclusion dans ces documents », a déclaré Thomas Massie aux journalistes, hier à la sortie du ministère.
« Il y a six hommes, certains avec leur photo, dont les noms ont été caviardés, sans explication de pourquoi ils l’ont été », a précisé, de son côté, Ro Khanna.
Pas de poursuites supplémentaires possibles
Les deux parlementaires, qui ont pu consulter les documents non caviardés, se sont refusés à révéler l’identité de ces six hommes, mais ont tout de même indiqué que l’un d’eux était « assez haut placé dans un gouvernement étranger », évoquant « une personnalité assez éminente » parmi les cinq autres.
La loi autorise des caviardages dans de strictes conditions, essentiellement pour préserver l’intimité des victimes. En revanche, elle interdit expressément toute rétention de documents au motif du tort que leur publication pourrait causer à qui que ce soit, « responsable gouvernemental, personnalité publique ou dignitaire étranger », ou de leur « caractère politiquement sensible ». « Nous devons donner au ministère de la Justice une chance de revoir sa copie et de corriger ses erreurs », a affirmé Thomas Massie.
La masse de nouveaux documents ne contient pas d’élément pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait prévenu d’emblée le 30 janvier le numéro 2 du ministère, Todd Blanche. Mais bien que la simple mention du nom d’une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent les répercussions des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel.
