Dakar, 10 mars (SL-INFO) – Quinze personnes, dont le chanteur Ouzin Keita, ont été déférées ce lundi par la Division des investigations criminelles (Dic) pour association de malfaiteurs, actes contre nature, proxénétisme, transmission volontaire du VIH/Sida, escroquerie et chantage à caractère sexuel.

Au cœur de ce système figure le Gambien M. L. S. Ba, alias « Nazir », renseigne Libération dans son édition de ce mardi 10 mars. Le journal indique qu’après exploitation de son téléphone, les enquêteurs ont découvert qu’il administrait deux groupes WhatsApp, « Nekh Nekh » et « …No Limit », comptant près de 500 membres. Si ces plateformes servaient initialement à organiser des rencontres sexuelles tarifées et des appels vidéo érotiques, elles dissimulaient également un mécanisme d’extorsion bien rodé. Des hommes, filmés à leur insu lors d’ébats sexuels, étaient ensuite victimes de chantage sous la menace de voir leurs sextapes publiées.

L’enquête a abouti à une descente dans un appartement meublé à Ouest-Foire. Sur place, les policiers ont découvert une scène de promiscuité jugée équivoque : plusieurs mis en cause ont été surpris en sous-vêtements, « collés serrés ». La saisie de tubes de lubrifiant, de baumes et d’autres accessoires laisse penser à l’organisation fréquente de rencontres sexuelles collectives, dont l’une se serait tenue récemment dans un appartement à Ngor.

Face aux enquêteurs, Ouzin Keita a tenté de justifier sa présence sur les lieux en affirmant avoir été invité pour un « ndogou ». Confronté à des témoignages à charge et à certains éléments techniques, l’artiste, cité par la même source, a soutenu avoir été victime d’un viol collectif durant son enfance à la Cité Fadia. S’il reconnaît avoir eu des relations homosexuelles par le passé, il affirme toutefois que sa dernière expérience de ce type remonterait à deux ans.

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