Dakar, 06 mars (SL-INFO) – Journée internationale des droits des femmes a été célébrée hier à l’initiative de ONU Femmes et de la Commission de la CEDEAO autour du thème : « Faire progresser les droits, la justice et l’action pour toutes les femmes et les filles dans le contexte du changement climatique et des transitions écologiques en Afrique de l’Ouest ».
Lors de cette rencontre, le Professeur Fatou Sow Sarr, Commissaire au développement humain et aux affaires sociales de la CEDEAO, a souligné que les femmes et les filles, notamment celles issues des communautés vulnérables, restent confrontées à des barrières structurelles et juridiques limitant leur accès à la justice et leur participation aux actions climatiques.
Elle a rappelé que l’Afrique de l’Ouest est particulièrement exposée aux effets du changement climatique, une situation qui touche de manière disproportionnée les femmes et les jeunes filles. Malgré leur rôle essentiel dans l’adaptation et l’atténuation face aux changements environnementaux, leurs besoins demeurent encore insuffisamment pris en compte dans les politiques climatiques.
Dans cette dynamique, la CEDEAO, en collaboration avec ONU Femmes, accompagne les États membres dans l’élaboration de cadres juridiques et de programmes sensibles au genre afin de renforcer l’accès des femmes à la justice climatique et leur participation à l’économie verte.
De son côté, Astou Diouf Guèye, Directrice nationale de l’équité et de l’égalité de genre et représentante du ministère de la Famille, a rappelé que le respect des droits des femmes reste un défi mondial. Selon elle, aucun pays n’a encore atteint un respect effectif total de ces droits, malgré les engagements internationaux liés notamment aux objectifs de développement durable.
Elle a toutefois salué les efforts du Sénégal, notamment à travers la Vision Sénégal 2050 et plusieurs stratégies nationales visant à promouvoir l’égalité de genre et à garantir une transition écologique juste et inclusive pour les femmes.
