Dakar, 16 fév (SL-INFO) – La justice française accélère sur le volet hexagonal de l’affaire Epstein. Ce lundi, des enquêteurs ont investi les locaux d’une institution culturelle majeure à Paris, ciblant directement une figure historique de la politique française et son entourage familial.
L’étau judiciaire se resserre autour de l’ancien ministre de la Culture. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, une perquisition a été menée ce lundi au siège de l’Institut du monde arabe (IMA). Cette opération, confirmée par le Parquet national financier (PNF), vise spécifiquement Jack Lang ainsi que sa fille, Caroline Lang. Les investigations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 6 février dernier. Les chefs d’accusation sont lourds : les magistrats enquêtent sur des soupçons de « blanchiment de fraude fiscale aggravée ». Le communiqué du PNF précise que ces opérations de perquisition concernent « divers lieux », dont l’IMA, institution que l’ancien ministre socialiste a dirigée jusqu’à tout récemment.
673 mentions dans les fichiers américains
Si aucune charge n’a été officiellement retenue contre l’homme politique à ce stade, l’intérêt des enquêteurs trouve sa source outre-Atlantique. Des documents rendus publics par la justice américaine ont révélé une proximité troublante entre Jack Lang et le financier décédé Jeffrey Epstein. Le nom de l’ancien ministre apparaît à 673 reprises dans les échanges et documents saisis, suggérant des liens d’intérêt substantiels. Le parquet de Paris avait déjà signalé, samedi dernier, la mobilisation de magistrats référents pour éplucher ces nouveaux éléments venus des États-Unis. L’objectif affiché est de déterminer si des ressortissants français sont impliqués dans des infractions pénales. Le ministère public travaille désormais en coordination étroite avec le PNF et la direction nationale de la police judiciaire pour faire la lumière sur ces connexions.
