PARIS, FRANCE - JUNE 21: First Secretary of France's Socialist Party Olivier Faure arrives for his talks with French President Emmanuel Macron at the presidential Elysee Palace on June 21, 2022 in Paris, France. (Photo by Li Yang/China News Service via Getty Images)

Dakar, 20 jan (SL-INFO) – La tension politique est montée d’un cran en France autour de l’adoption du budget de l’État pour l’année 2026. Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé d’engager la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le texte sans vote, les regards étaient tournés vers les différentes formations de l’opposition. C’est dans ce climat d’incertitude qu’une clarification majeure est venue préciser le sort de l’exécutif.

Invité ce mardi matin sur les ondes de France Inter, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), a levé le doute sur la stratégie de sa formation politique. Contrairement à d’autres groupes d’opposition, le PS a choisi la voie de la retenue. « Nous ne censurerons pas le gouvernement », a déclaré le dirigeant socialiste. Cette annonce, relayée par l’agence Anadolu, offre un répit politique à l’équipe de Sébastien Lecornu, qui ne dispose pas de majorité absolue à l’Assemblée nationale.

**Une procédure constitutionnelle contestée**

Le recours à l’article 49.3 de la Constitution, annoncé pour valider la partie recettes du budget, n’est pas un acte isolé. Selon les informations disponibles, il s’agit du premier d’une série de trois recours prévus par Matignon pour assurer la promulgation du budget avant la mi-février. Initialement réticent à utiliser cet outil à l’automne, le chef du gouvernement français s’y est résolu face à l’impossibilité arithmétique de faire voter le texte de manière classique.

Cette décision expose théoriquement le gouvernement à une chute immédiate si une motion de censure est adoptée par la majorité des députés. Cependant, la position exprimée par Olivier Faure rend cette hypothèse arithmétiquement difficile, le bloc socialiste refusant de joindre ses voix à celles qui souhaitent faire tomber le cabinet Lecornu.

**La colère des autres oppositions**

Si le PS a choisi de ne pas déposer de motion, ce n’est pas le cas des autres forces politiques. La France insoumise (LFI) a confirmé dès lundi son intention de censurer le gouvernement. De son côté, le Rassemblement national (RN) adopte la même posture offensive.

Marine Le Pen, figure de proue du RN, a vivement réagi à la situation. Citée par Franceinfo, elle dénonce des « annonces budgétaires irresponsables » et accuse l’exécutif de manœuvrer pour obtenir le soutien tacite des socialistes « au mépris de l’intérêt national ».

Ce dénouement intervient après plusieurs semaines de blocage. En décembre, la première lecture du budget s’était soldée par un échec. Les discussions de janvier n’ont pas permis de débloquer la situation, les écologistes et les communistes s’étant retirés des négociations, tandis que le PS actait l’impossibilité de voter le projet en l’état, sans pour autant aller jusqu’à la censure immédiate.

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