Dakar, 11 mars (SL-INFO) – L’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) traverse actuellement une zone de fortes turbulences suite à la fin du mandat de son Directeur général, Amadou Lamine Dieng, en février. Cette transition a donné naissance à une direction bicéphale inédite, actée par une note de service du Président du Conseil d’Administration (PCA), Racine Sy, souffle Le Quotidien.

Pour assurer l’intérim, avance la même source, la gestion est désormais partagée entre le Secrétaire général, Cheikh Abdoul Aziz Wade, et le Directeur financier et comptable, Souleymane Lô. À cet imbroglio administratif s’ajoute la création surprise, seulement deux jours avant le départ du DG sortant, d’un poste de Coordonnateur général confié à l’ancien SG, Cheikh Guèye. Ce malaise au sommet est accentué par une profonde crise de légitimité touchant le Conseil d’Administration lui-même. Alors que les statuts limitent normalement la durée des mandats à deux ans, l’équipe actuelle est maintenue en place depuis plusieurs années, au point que des voix s’élèvent en interne pour demander au chef de l’État la convocation urgente d’une instance afin d’élire un nouveau bureau, apprend-on du quotidien du groupe Avenir Communication.

Cette situation ravive le souvenir du bras de fer historique entre l’Exécutif et l’IPRES, rappelant la « toute-puissance » d’une institution où les chefs d’État ont souvent échoué à imposer leur volonté. L’histoire de la boîte est en effet jalonnée de revers pour le pouvoir politique, à l’image d’Abdoulaye Wade qui n’avait pu maintenir son protégé Jean-Paul Dias face au refus du Conseil, ou plus récemment de Macky Sall, contraint en 2020 de reculer sur une nomination directe pour passer par un appel à candidatures, rembobine Le Quotidien.

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