Dakar, 20 fév(SL-INFO)- La pression sur les infrastructures d’accueil d’urgence atteint un seuil critique dans la capitale belge. Face à la saturation des dispositifs d’hébergement, les autorités de protection de l’enfance alertent sur la situation d’une frange vulnérable de la population, directement exposée à la précarité.
Selon les données relayées par l’agence Anadolu, le contexte à Bruxelles se détériore. Un communiqué conjoint de la commissaire belge aux droits de l’enfant et du délégué général indique qu’un nombre croissant d’enfants se retrouvent contraints de dormir dans la rue. Les statistiques de 2024, compilées auprès d’organisations telles que Bruss’help et le Samusocial, recensent 9 777 personnes sans domicile dans la capitale. Parmi elles, les relevés identifient précisément 1 678 mineurs.
Cette situation découle directement d’une saturation continue des structures d’accueil. Le Samusocial rapporte des refus quotidiens de prise en charge pour des familles entières, avec des pics documentés atteignant jusqu’à 100 familles refusées certains jours. Les responsables institutionnels précisent que cette saturation engendre également une précarité invisible : de nombreux foyers, confrontés à ces refus répétitifs, sortent des radars de l’assistance publique. Ces familles se replient vers des solutions temporaires chez des proches, dans des véhicules ou des squats, des environnements formellement déconseillés pour le développement et la santé des enfants.
La tension sur le dispositif d’accueil est amenée à s’accentuer à court terme. La date du 31 mars marquera la clôture du plan d’hébergement hivernal, une échéance qui entraînera la suppression de 285 places spécifiquement allouées aux familles. Devant cette perspective, les commissaires demandent aux échelons fédéral, régional et local de coordonner leurs actions pour instaurer une politique de « zéro refus », afin de garantir le respect de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant en matière de logement.
