Dakar, 30 mars(SL-INFO) – Alors que le Maroc continue de s’imposer comme une référence montante du football mondial grâce notamment à l’apport de ses fils de la diaspora, les propos de Rafael van der Vaart viennent raviver le débat autour des sélections binationales. Invité sur un plateau de télévision néerlandais, l’ancien milieu offensif du Real Madrid n’a pas hésité à minimiser la progression des Lions de l’Atlas, estimant que les Pays-Bas n’avaient rien à craindre d’une éventuelle confrontation lors de la Coupe du monde 2026.
Depuis leur parcours historique jusqu’en demi-finales de la Coupe du monde 2022, les Marocains ont pourtant gagné le respect de la planète football, au point d’être désormais considérés parmi les prétendants crédibles au sacre mondial. Une analyse que ne partage visiblement pas Van der Vaart. Selon lui, la sélection marocaine profiterait principalement de joueurs n’ayant pas réussi à s’imposer avec les Pays-Bas. « Le seul que j’aurais voulu voir avec nous, c’est Hakim Ziyech », a-t-il lâché, avant d’assurer que les Oranje n’auraient aucune raison de redouter le Maroc dans un tournoi majeur.
Des déclarations tranchées qui contrastent avec les performances récentes des Néerlandais, souvent irréguliers sur la scène internationale. Éliminés prématurément lors de l’Euro 2020 puis sortis en quarts de finale du Mondial 2022, les Pays-Bas peinent à retrouver leur lustre d’antan.
Au-delà de la polémique, les propos de Van der Vaart relancent surtout la question du choix des joueurs binationaux. Car si certains talents ont effectivement opté pour le Maroc faute d’opportunités aux Pays-Bas, d’autres profils auraient clairement eu leur place chez les Oranje. Des joueurs comme Noussair Mazraoui ou Sofyan Amrabat illustrent cette réalité, tout comme par le passé Karim El Ahmadi et Mbark Boussoufa.
Si l’histoire a déjà vu certains binationaux privilégier les Pays-Bas, à l’image de Khalid Boulahrouz ou Ibrahim Afellay, la tendance semble aujourd’hui s’inverser avec de plus en plus de jeunes joueurs nés et formés aux Pays-Bas qui choisissent de défendre les couleurs du Maroc.
Derrière la sortie polémique de Van der Vaart, c’est donc bien la montée en puissance du Maroc et son attractivité croissante auprès des talents issus de la diaspora qui continuent de faire débat en Europe.
