Dakar 31 mars(SL-INFO) – Battu en amical par l’équipe de France (1-2), le Brésil continue d’afficher des signes inquiétants à quelques mois de la Coupe du monde 2026. Loin de son image flamboyante d’antan, la Seleção peine à convaincre dans le jeu. Un constat qui ne semble toutefois pas déranger son sélectionneur, Carlo Ancelotti.
Longtemps symbole du « joga bonito »(beau jeu), le Brésil des Pelé, Ronaldo, Ronaldinho ou encore Romario ne fait plus rêver. Qualifiée en Coupe du monde en terminant à la cinquième place des éliminatoires sud-américains derrière l’Argentine, l’Équateur, la Colombie et l’Uruguay, la Seleção reste sur une prestation décevante face aux Bleus, pourtant réduits à dix en seconde période. Les partenaires de Vinícius Júnior ont manqué d’inspiration et de tranchant, illustrant un déficit criant de créativité.
À moins de trois mois du Mondial, l’inquiétude grandit. Mais pour Ancelotti, il n’est pas question de bouleverser son approche. Fidèle à sa philosophie, le technicien italien mise avant tout sur l’équilibre et la rigueur défensive, plutôt que sur le spectacle.
En conférence de presse, l’ancien entraîneur du Real Madrid et du Bayern Munich a rappelé que les succès passés du Brésil reposaient aussi sur une organisation solide. Il cite notamment les sacres de 1994 sous Carlos Alberto Parreira et de 2002 avec Luiz Felipe Scolari, deux équipes bâties sur des bases défensives solides. « Une Coupe du monde se gagne avec une défense solide. Ce n’est pas l’équipe qui marque le plus, mais celle qui encaisse le moins », a-t-il insisté.
Une vision assumée, mais qui tranche avec les attentes d’un public brésilien attaché à un football spectaculaire. « Je n’aime pas qu’on me qualifie d’entraîneur défensif, mais l’équilibre est essentiel », a-t-il ajouté.
Malgré les critiques, certains joueurs affichent leur confiance. L’attaquant João Pedro estime que la génération actuelle n’a rien à envier à ses illustres prédécesseurs. Il met en avant des talents comme Vinícius Júnior ou encore Raphinha, évoluant respectivement au Real Madrid et au FC Barcelona.
Un discours optimiste qui contraste avec la réalité du terrain. Entre nostalgie d’un football flamboyant et pragmatisme assumé, le Brésil version Ancelotti avance à contre-courant de son héritage. Reste à savoir si cette approche plus calculée portera ses fruits lors du prochain Mondial en Amérique du Nord.
