Dakar, 24 mars(SL-INFO) – La tension géopolitique au Moyen-Orient continue d’impacter les marchés mondiaux de l’énergie, poussant les autorités françaises à réagir face à la flambée des prix du carburant. Le gouvernement a officiellement défini sa stratégie d’intervention, écartant les subventions généralisées au profit d’une approche strictement ciblée.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a annoncé ce mardi la mise en place de mesures de soutien à la trésorerie. Ces aides sont exclusivement destinées aux professionnels des secteurs des transports, de la pêche et de l’agriculture. L’État exclut toute aide directe à la pompe pour l’ensemble des consommateurs. « Nous n’avons plus les moyens du ‘quoi qu’il en coûte’ », a précisé celle qui est désormais ministre déléguée chargée de l’Énergie, justifiant ce choix par la contrainte de maintenir le déficit public à 5 %. Sur la question de la disponibilité des hydrocarbures, les autorités françaises indiquent qu’il n’y a actuellement aucun risque de rupture d’approvisionnement. La France s’appuie sur des stocks stratégiques capables de couvrir plus de 90 jours de consommation nationale. En parallèle, l’État encourage les raffineurs à accroître leur production pour contenir les prix. Le pays raffine aujourd’hui 90 % de son essence, mais cette proportion tombe à 50 % concernant le gazole.
Ces ajustements économiques internes s’inscrivent dans le contexte d’un conflit au Moyen-Orient entré dans son vingt-quatrième jour. L’offensive conjointe américano-israélienne lancée le 28 février contre l’Iran a causé la mort de plus de 1 340 personnes, parmi lesquelles l’ayatollah Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a déployé des frappes de drones et de missiles ciblant Israël ainsi que plusieurs pays abritant des bases américaines, notamment la Jordanie, l’Irak et des États du Golfe. Face à l’instabilité du détroit d’Ormuz, Maud Bregeon a réaffirmé que la diplomatie française se concentre sur la désescalade afin de « contenir ce conflit et éviter l’embrasement ».
