Dakar, 7 fév (SL-INFO) – Une nouvelle étape dans la tension diplomatique au Moyen-Orient vient d’être franchie ce lundi. Au lendemain de décisions stratégiques adoptées par le cabinet de sécurité israélien concernant la gestion administrative de la Cisjordanie occupée, une coalition de huit pays arabes et islamiques a réagi par la voie d’un communiqué commun. Cette sortie diplomatique groupée vise à contrer ce que ces chancelleries qualifient de tentative d’imposer une nouvelle réalité juridique sur le terrain. Une levée de boucliers diplomatique
La réaction est venue d’un bloc constitué par la Türkiye, la Jordanie, l’Égypte, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Indonésie et le Pakistan. Dans leur déclaration conjointe, ces huit nations condamnent « dans les termes les plus fermes » les récentes mesures adoptées par Tel-Aviv. Pour ces ministères des Affaires étrangères, les décisions israéliennes ne visent rien de moins qu’à « imposer une souveraineté illégitime » et à accélérer la colonisation en modifiant les structures administratives en place. Le levier juridique activé par Israël
Ce qui a provoqué cette mobilisation spécifique, ce sont les détails techniques des mesures validées dimanche par le cabinet restreint israélien, sous l’impulsion du ministre de la Défense Israël Katz et de son homologue des Finances Bezalel Smotrich. Selon les éléments relayés par la radiodiffusion publique israélienne et repris par l’agence Anadolu, ces directives incluent un changement majeur dans le droit foncier local : l’annulation de la loi jordanienne qui interdisait formellement la vente de terres palestiniennes à des acquéreurs juifs en Cisjordanie.
Outre cette modification législative, les nouvelles directives prévoient la levée du secret sur les registres fonciers. Une autre disposition transfère les compétences de délivrance des permis de construire dans les colonies de la ville de Hébron : cette prérogative, autrefois du ressort de la municipalité palestinienne, relève désormais de l’administration civile israélienne.
Refus du fait accompli
Face à ces changements, les huit pays signataires avertissent que ces manœuvres accélèrent les tentatives d’annexion et le déplacement des populations palestiniennes. Le communiqué martèle qu’« il n’y a aucune souveraineté pour Israël sur la terre palestinienne occupée » et considère l’ensemble de ces nouvelles dispositions comme « nulles et non avenues », dépourvues de tout effet juridique international.
