Diourbel, 04 mars( SL-INFO)- À Diourbel, le bras de fer entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement s’intensifie. Réunis au sein de l’intersyndicale du G7, les enseignants ont organisé un sit-in ce mardi devant l’Inspection d’académie, marquant le lancement de leur cinquième plan d’action pour exiger le respect intégral des accords signés en 2022.

Vêtus de brassards rouges, symbole de leur colère, les manifestants ont dénoncé une série de griefs persistants. Au cœur de leurs revendications figurent la correction du système de rémunération, la fin des « ponctions abusives » sur leurs salaires, la lourdeur des procédures administratives et une fiscalité jugée excessive. Ils appellent également à une digitalisation des services pour plus d’efficacité.

Modou Thiam, porte-parole de l’intersyndicale de Diourbel, a fustigé l’attitude des autorités, qu’il accuse de faire preuve de « mépris, de dilatoire et de dénigrement ». Selon lui, cette mobilisation vise à alerter l’opinion nationale et internationale sur les difficultés du corps enseignant et du système éducatif sénégalais dans son ensemble.

« Le gouvernement nous a montré que l’éducation n’est pas sa priorité. Une école qui a subi cinq plans d’action voit son quantum horaire agressé. À cela viennent s’ajouter des ponctions abusives pour nous appeler à la confrontation, on fera face », a-t-il affirmé avec détermination.

Loin de se laisser intimider, les enseignants ont réaffirmé leur intention de poursuivre le boycott des évaluations. L’intersyndicale estime que seule l’ouverture de « négociations sérieuses » permettra de sortir durablement de la crise et de ramener la stabilité dans le secteur.

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