Dakar, 09 mars (SL-INFO) – L’escalade militaire au Moyen-Orient continue de provoquer des ondes de choc bien au-delà de la région, perturbant les équilibres économiques mondiaux. Face à la paralysie d’une artère commerciale névralgique, le gouvernement chinois a officiellement pris position ce lundi pour préserver ses intérêts vitaux.
Selon l’agence de presse Anadolu, le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé ses vives inquiétudes concernant la fermeture du détroit d’Ormuz, dans le golfe Persique. Cette voie maritime, par laquelle transitent habituellement quelque 20 millions de barils de pétrole par jour, est actuellement à l’arrêt en raison des tensions régionales. Fortement dépendante des hydrocarbures du Golfe, la Chine a fait savoir par la voix de son porte-parole, Guo Jiakun, qu’elle ferait « ce qu’il faut pour protéger sa sécurité énergétique », rappelant que la stabilité des approvisionnements est d’une importance cruciale pour l’économie mondiale.
Cette déclaration intervient dans un contexte de guerre ouverte. L’instabilité s’est considérablement aggravée depuis le 28 février, date du lancement d’une vaste campagne militaire par les États-Unis et Israël contre l’Iran. D’après les autorités iraniennes, ces opérations ont fait plus de 1 250 morts, incluant 165 écolières ainsi que le Guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a multiplié les tirs de missiles et de drones vers Israël et plusieurs pays du Golfe abritant des bases américaines.
Outre le volet économique, Pékin a également réagi aux développements militaires au Sud-Liban. Notre rédaction note que la diplomatie chinoise a fermement condamné les récentes frappes israéliennes ayant touché la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). L’attaque, survenue vendredi à l’intérieur d’une position onusienne dans la localité de Qouzah, a fait au moins trois blessés parmi le contingent ghanéen.
Qualifiant cet acte d’inacceptable, Guo Jiakun a souligné qu’il s’agissait d’une grave violation du droit humanitaire international et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, exigeant des parties prenantes des mesures immédiates pour garantir la sécurité des Casques bleus.
