Dakar, 19 fév (SL-INFO) – Face à la crise persistante qui secoue l’enseignement supérieur au Sénégal, le président du parti LDR Yessal, Modou Diagne Fada, est monté au créneau pour appeler à un « sursaut républicain » afin d’éviter une paralysie durable du système universitaire. Dans un communiqué rendu public, l’ancien leader du mouvement étudiant, qui rappelle avoir lui-même connu les conséquences des années blanches et des exclusions liées aux grèves durant son parcours, dit mesurer « le poids des mots et l’urgence des actes » dans une situation qu’il juge préoccupante.

Selon lui, le bras de fer actuel entre les autorités et les étudiants ne peut mener qu’à une impasse. Il souligne que la crise s’est progressivement étendue au-delà des universités pour toucher lycées, collèges et établissements privés, accentuant les incertitudes autour de l’année académique, notamment à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

Des mesures d’urgence pour restaurer le dialogue

Modou Diagne Fada plaide pour des mesures concrètes afin de créer les conditions d’un dialogue sincère entre l’État et les étudiants. Il insiste notamment sur la nécessité d’actes forts pour restaurer la confiance et permettre la reprise normale des activités pédagogiques. Parmi les priorités évoquées, il cite la libération des étudiants détenus, qu’il considère comme un préalable indispensable à un dialogue fécond, ainsi que le retrait des forces de l’ordre des espaces universitaires afin de préserver le campus comme un « sanctuaire du savoir ».

Le leader de LDR Yessal préconise également le rétablissement des amicales d’étudiants, cadres traditionnels d’organisation et de médiation, ainsi que la réouverture des restaurants universitaires, jugés essentiels pour les conditions sociales des apprenants. Il appelle par ailleurs à l’ouverture de discussions inclusives et franches entre les autorités et les représentants des étudiants, sans oublier le paiement des rappels de bourses pour garantir le respect des droits acquis.

Une mobilisation collective contre l’année blanche

Au-delà des clivages politiques, Modou Diagne Fada appelle à une mobilisation collective pour conjurer le spectre d’une année blanche. Il estime que seule une approche basée sur le compromis, l’écoute et des décisions rapides permettra de sortir de l’impasse actuelle. « Il est encore temps de sauver l’année universitaire », affirme-t-il, invitant l’État à prendre le leadership des concertations pour restaurer un climat apaisé dans l’espace académique.

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