Dakar, 16 fév (SL-INFO) – Lors d’une conférence de presse ce dimanche, l’honorable député Thierno Alassane Sall a tiré la sonnette d’alarme sur la situation du Sénégal, évoquant « une phase d’une gravité exceptionnelle » marquée selon le Président du parti de la La République des Valeurs, par « l’improvisation qui tient lieu de doctrine » et « l’incompétence qui finit par se payer au prix fort, parfois au prix d’une vie humaine ».
Le député a notamment évoqué le décès tragique du jeune étudiant Abdoulaye Ba, affirmant qu’il « n’aurait même pas pris part aux affrontements avec les Forces de Défense et de Sécurité » et aurait été « violemment battu dans sa propre chambre ».
Pour Thierno Alassane Sall, cette mort est le symptôme d’une « faillite morale, sécuritaire et politique d’une gravité extrême » et « n’est pas un accident ; elle est la conséquence d’un climat irresponsablement entretenu ».
« J’exige la vérité sur la mort d’Abdoulaye Ba », a martelé . Sall. .
Le Président de la République des Valeurs a également critiqué la gestion des étudiants et des bourses par le gouvernement PASTEF, dénonçant « le mépris pour la jeunesse » et la stigmatisation de ceux qui leur apportent leur soutien. « Notre camarade Madeleine Diousse Mendy a fait l’objet d’une convocation au commissariat central pour avoir soutenu des étudiants en détresse », a-t-il précisé.
Au-delà de l’éducation, Thierno Alassane Sall a dénoncé « l’impréparation et l’incompétence du régime » dans plusieurs secteurs : la campagne agricole, la sécurité numérique, et la gestion des finances publiques.
Le parlementaire a pointé l’absence de réponses à ses alertes sur les cyberattaques touchant la DGID et la Direction de l’Automatisation du Fichier, ainsi que le scandale du cambriolage du Trésor public, dénonçant « l’opacité » et l’absence de mesures correctives.
Il a aussi critiqué la gestion des ressources et des avantages des députés, affirmant : « Je décline ce véhicule. La République ne se gère pas comme une salle de classe. »
En dernière analyse, l’ancien ministre a exigé des mesures concrètes et transparentes. J’exige des clarifications publiques sur les cyberattaques. J’exige un plan d’urgence crédible pour la campagne agricole. J’exige la fin de la gestion solitaire et opaque des affaires publiques. »
Pour Thierno Alassane Sall, le Sénégal mérite « un État prévoyant, cohérent et transparent » et « ne doit pas s’habituer à l’inacceptable ».
