Dakar, 11 mars (SL-INFO) – Les tensions franchissent un nouveau cap au Moyen-Orient. Le détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce mondial, est devenu le théâtre de confrontations directes. La décision de Téhéran de verrouiller ce passage stratégique a été suivie d’actes militaires visant des bâtiments commerciaux, entraînant des répercussions immédiates sur la politique américaine et l’industrie pétrolière régionale.

Selon l’agence de presse Anadolu, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir visé au missile deux navires liés aux États-Unis et à Israël. Les bâtiments, identifiés comme l’« Express Rome » battant pavillon libérien et le porte-conteneurs « Mayuree Naree », ont été frappés après avoir, selon les autorités iraniennes, ignoré les avertissements de leur force navale lors de leur tentative de passage.

Cette offensive s’inscrit dans un contexte d’escalade initié par les récentes attaques menées par les États-Unis et Israël contre le territoire iranien le 28 février dernier. En réponse, le général de brigade Ebrahim Jabbari, conseiller du commandant en chef des Gardiens de la révolution, a officialisé la fermeture du détroit aux navires américains et à leurs alliés, précisant que tout bâtiment tentant une traversée serait considéré comme une cible légitime.

Les conséquences de ce blocus, qui affecte environ un quart du commerce pétrolier mondial, n’ont pas tardé à se manifester aux frontières de la République islamique. Le ministère irakien du Pétrole a pris la décision de suspendre l’extraction de brut dans le champ de Rumaila, situé dans la province de Bassora, en réponse directe à la fermeture du détroit d’Ormuz.

À Washington, le président américain Donald Trump a ordonné la mise en place de garanties financières et d’assurances contre les risques politiques pour protéger le commerce maritime dans le Golfe. Le chef de l’État a également annoncé que la Marine américaine se tenait prête à escorter les pétroliers lors de leur transit par le détroit si la situation l’exigeait.

Ces perturbations majeures sur une voie reliant les exportations du Moyen-Orient aux marchés d’Europe et d’Asie (notamment la Chine, l’Inde et le Japon) suscitent de vives inquiétudes économiques. Les analystes cités par Anadolu soulignent que l’envolée potentielle des prix de l’énergie risque d’accentuer les pressions inflationnistes mondiales, rendant plus complexes les futures décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

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