Dakar, 23 mars(SL-INFO) – Le député Guy Marius Sagna est revenu sur la gestion des deux premières années de gouvernance du Président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko.
Invité de l’émission « En vérité » sur Radio Sénégal Internationale ( RSI), l’élu a souligné les progrès réalisés dans les réformes, notamment en matière de souveraineté et de gestion publique, tout en appelant à poursuivre les efforts pour aller plus loin.
Interrogé sur ce qu’il retient de ces deux années, Guy Marius Sagna a mis en avant un pouvoir exécutif qui, selon lui, a « beaucoup accompli » et a eu « le courage politique de dire la vérité à son peuple et à ses partenaires».
Selon lui, l’action gouvernementale se distingue particulièrement par une volonté affirmée de renforcer la souveraineté nationale, notamment sur les questions liées à la dette et à la présence militaire étrangère.
Le parlementaire a également indiqué les mesures prises sur la rationalisation des dépenses de l’État notamment la suppression du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et du Conseil économique, social et environnemental (CESE), ainsi que l’annonce de la suppression de 19 entités dans le secteur parapublic.
Selon lui, les efforts dans la régulation des prix de produits de première nécessité tels que le sucre, le lait, le riz, l’électricité, le gaz, le ciment ou encore le fer, contribuant à un allègement du coût de la vie pour les populations, sont aussi à saluer.
Rappelant le contexte difficile dont l’actuel exécutif est arrivé, il estime ces actions menées relèvent « à la limite de l’extraordinaire ».
Toutefois, Guy Maruis Sagna a insisté sur les défis à relever, notamment des questions structurantes telles que la souveraineté monétaire avec le franc CFA, et la promotion des langues nationales comme langues de travail dans l’administration.
Le parlementaire a également appelé l’État à poursuivre les efforts de rationalisation du train de vie de l’État, insistant sur la nécessité d’un meilleur encadrement des « fonds politiques », « fonds secrets » et « caisses noires », afin de renforcer l’exemplarité dans la gestion publique.
