Dakar, 11 mars (SL-INFO) – Réunis à Dakar ce 10 mars 2026 sous la présidence du Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, la deuxième session du Comité de pilotage du Projet de Gestion des Eaux pluviales et d’Adaptation au changement climatique (PROGEP 2) a dressé un bilan encouragent et tracé d’heureuses perspectives d’un programme stratégique. 

Un projet au cœur des priorités nationales

Dans son discours d’ouverture, le Ministre Dièye a rappelé la vocation première du projet : au-delà de la promotion de l’équité territoriale, réduire les risques d’inondation dans les zones fortement exposées que sont l’agglomération dakaroise — Pikine, Keur Massar, Tivaouane Peul, Sangalkam, Bambilor — ainsi que des villes secondaires comme Mbour et Diourbel. « Le PROGEP 2 est en cohérence avec les priorités nationales en matière d’assainissement et représente une contribution significative pour l’atteinte de l’objectif d’accès sécurisé, inclusif et durable à des services d’assainissement de qualité », a-t-il souligné.

Des réalisations concrètes sur le terrain

Les travaux engagés à ce jour témoignent d’une dynamique opérationnelle soutenue. Parmi les réalisations phares présentées lors de cette session :

→ 46 000 mètres linéaires de canaux de drainage réalisés dans les départements de Pikine, Keur Massar et Guédiawaye ;

→ 30 kilomètres de voiries en autobloquant pour améliorer la mobilité et le drainage urbain ;

→ Un système d’alerte précoce en cours de mise en place pour anticiper et gérer les événements climatiques extrêmes.

Il y a seulement deux semaines, ces avancées ont été saluées lors de la visite du Vice-Président de la Banque mondiale pour la Région Afrique de l’Ouest et du Centre, qui a identifié le PROGEP 2 parmi les projets innovants à promouvoir à l’échelle du continent. Une reconnaissance qui récompense l’ensemble des parties prenantes.

L’ADM, maître d’œuvre d’une approche territoriale intégrée

Entité d’exécution du projet, l’Agence de Développement municipal (ADM) opère à la croisée de trois enjeux majeurs identifiés par son Directeur général, Dr Mamouth Diop, dans son rapport de COPIL. Premièrement, l’internalisation de la territorialisation des politiques publiques urbaines, en phase avec l’Agenda national de Transformation. Deuxièmement, un ancrage solide dans les principes de la décentralisation, favorisant une approche transversale englobant l’ensemble des défis du développement urbain territorial. Troisièmement, une gestion rigoureusement axée sur les résultats, appuyée par des schémas de stratégie de moyen terme et de prospective territoriale.

Cette posture institutionnelle s’articule autour d’une conviction forte : la gouvernance des territoires est indissociable d’une gestion efficace des risques et catastrophes naturelles dans un cadre d’urbanisation maîtrisée. La réforme des Pôles-territoires et l’Acte 4 de la Décentralisation constituent ainsi des leviers essentiels pour ancrer durablement le PROGEP 2 dans les dynamiques locales, soutient le Dg de l’ADM.

Des engagements forts pour la pérennité des acquis

Au nom du Président de la République et du Premier Ministre, le Ministre Dièye a réaffirmé la pleine mobilisation du Gouvernement. Au-delà des infrastructures réalisées, l’État s’est engagé à les pérenniser, à densifier le réseau en cas de besoin de passage à l’échelle, et à mobiliser les ressources nécessaires pour y parvenir. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement s’est également engagé « pleinement aux côtés de l’ADM pour l’atteinte des objectifs du PROGEP 2 ».

Cette session du COPIL a permis de dresser l’état d’avancement des travaux, d’examiner le niveau de mise en œuvre des recommandations de la précédente réunion, d’identifier les contraintes existantes et de convenir collectivement des mesures pour les lever. Le pragmatisme de l’urgence, conjugué à la profondeur d’une intervention durable, reste le fil conducteur d’un projet devenu modèle en matière de gestion des eaux pluviales et de résilience urbaine face aux changements climatiques. La régularité du dialogue technique à travers un comité technique de suivi reste une des clefs de voûte pour une bonne synergie et mutualisation des actions dans le domaine sensible de l’assainissement.  

En guise de rappel, financé par la Banque mondiale, le Fonds nordique de Développement ,la Banque africaine de Développement et l’Etat du Sénégal, le PROGEP 2 s’inscrit pleinement dans l’axe 2 du référentiel national relatif à l’aménagement durable des territoires et à l’urbanisation organisée.

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