Dakar, 05 mars (SL-INFO) – Six jours après le déclenchement des hostilités entre les États-Unis, Israël et l’Iran, le conflit s’étend désormais à l’ensemble de la péninsule arabique. Face à la multiplication des frappes ciblant des intérêts spécifiques, plusieurs États de la région se retrouvent contraints d’activer des protocoles d’urgence pour protéger leurs territoires et leurs populations.
À Doha, les autorités ont pris une décision préventive majeure. Le ministère de l’Intérieur du Qatar a ordonné jeudi l’évacuation des résidents vivant aux abords de l’ambassade des États-Unis. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le complexe diplomatique américain occupe une vaste superficie en plein cœur de la capitale qatarie, entouré de zones résidentielles, d’un centre commercial et d’axes routiers majeurs.
Cette mesure intervient alors que les représentations diplomatiques et militaires américaines sont systématiquement visées. En Irak, les forces de sécurité ont abattu un drone qui tentait de frapper la base aérienne américaine Victoria, située près de l’aéroport international de Bagdad. L’engin a été intercepté avant d’atteindre sa cible et s’est écrasé dans le secteur d’Al-Bu’aitha.
L’offensive s’est également matérialisée dans les eaux et l’espace aérien des pays voisins. Le ministère de l’Intérieur du Koweït a confirmé une explosion à bord d’un pétrolier naviguant à plus de 60 kilomètres du port de Mubarak al-Kabeer. Si l’équipage est sain et sauf, le navire prend l’eau, soulevant le risque d’une marée noire. En Arabie Saoudite, le ministère de la Défense a annoncé l’interception de plusieurs drones, notamment dans la région nord d’al-Jawf et à l’est du gouvernorat d’al-Kharj. De nouvelles détonations ont par ailleurs été entendues au Qatar et à Bahreïn.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a revendiqué mercredi le lancement de 230 drones contre plusieurs installations abritant des troupes américaines au Moyen-Orient. Parmi les sites ciblés figurent une base à Erbil dans le nord de l’Irak, ainsi que la base aérienne Ali Al Salem et le camp Arifjan au Koweït. Des attaques qui font suite à l’offensive coordonnée menée par Israël et les États-Unis le week-end dernier.
Face à cette escalade, le sultanat d’Oman, dont un réservoir de stockage pétrolier a subi des dommages mineurs, a officiellement appelé à un cessez-le-feu immédiat. De son côté, le président iranien Masoud Pezeshkian s’est adressé aux pays frontaliers. Il a affirmé que Téhéran cherchait à éviter la guerre par la diplomatie, mais que les attaques américano-israéliennes ne lui laissaient « aucun autre choix » que de riposter, tout en assurant respecter la souveraineté de ses voisins.
