Dakar, 30 mars(SL-INFO) – En déplacement à Fissel ce samedi pour l’inauguration d’une permanence locale de son parti, le Premier ministre Ousmane Sonko a abordé plusieurs axes de la politique gouvernementale. Au-delà de sa vision économique et de ses réponses à l’opposition, le chef du gouvernement a profité de cette tribune pour se prononcer sur les récentes tensions autour de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser).
Selon les informations rapportées par Le Quotidien, Ousmane Sonko a d’abord répondu aux doléances des populations locales en annonçant l’électrification prochaine de 35 villages. Il a ensuite dénoncé les entraves qui pèsent sur les projets énergétiques. Évoquant directement les polémiques liées à l’Aser, le Premier ministre a pointé du doigt la « méchanceté » de certains acteurs basés à Dakar. Il les accuse de bloquer le programme d’électrification rurale depuis deux ans sur la base d’« accusations sans tête ni queue ».
Affirmant que le régime actuel n’a « rien à cacher », le chef du gouvernement a programmé une réponse institutionnelle. Il a annoncé que le directeur de l’Aser, Jean Michel Sène, tiendra une conférence de presse en ce début de semaine afin d’apporter des clarifications définitives sur cette affaire.
Cette mise au point s’est inscrite dans une feuille de route politique plus globale. Face aux militants de Pastef, Ousmane Sonko a rejeté les critiques de ses détracteurs, qualifiant leurs actions de « contestation de salon ». Il a défini le patriotisme par le travail, la retenue et l’engagement exclusif au service du pays.
Sur le plan économique, le Premier ministre a remis en cause les choix de l’ancien régime, citant particulièrement les chantiers immobiliers de Diamniadio. Il a plaidé pour une réorientation massive des investissements vers les secteurs productifs tels que l’agriculture, l’élevage et l’industrialisation, présentés comme les principaux leviers de création d’emplois. Enfin, il a réitéré la volonté de l’État de réviser les contrats jugés défavorables aux intérêts nationaux, assurant que le pays ne serait « ni bradé ni vendu ».
