Dakar , 10 avril (SL-INFO)– Au quartier Bango, à Saint-Louis, une affaire présentée au départ comme une « chute accidentelle depuis une terrasse » a pris une tournure criminelle. Survenue après une soirée alcoolisée dans la nuit du 3 au 4 avril, elle a conduit à l’arrestation de deux hommes, dont l’un se présentant comme ingénieur en télécommunications, pour meurtre et complicité.

À 2h59 du matin, le soir des faits, narre L’Observateur, B. Ousseyne contacte S. Lô Mbengue, consultant formateur en matière commerciale, pour avouer s’être « violemment battu » avec la victime, C. Kâ, avant d’opérer une volte-face quelques heures plus tard. Il tente ensuite de faire croire à un « simple malaise ayant entraîné une chute depuis la terrasse », affirmant avoir lui-même basculé dans le vide en essayant de retenir son ami.

L’autopsie ordonnée par les enquêteurs à l’hôpital général Idrissa Pouye de Grand Yoff, à Dakar, infirme cette version. Les conclusions du médecin légiste, le docteur M. A. Diallo, sont accablantes. Le rapport fait état d’un « choc hémorragique secondaire à un traumatisme thoraco-abdominal contondant », révélant des lésions d’une extrême violence : « plaies hépatiques multiples », « hémopéritoine massif » et plusieurs fractures costales. Pour les experts, ces blessures sont jugées incompatibles avec une simple chute accidentelle.

Par ailleurs, affirme le quotidien du Groupe futurs médias, les dénégations du suspect ont été rapidement mises à mal par les réquisitions téléphoniques, qui confirment l’existence des appels nocturnes. Face à ces incohérences et à la gravité des faits, B. Ousseyne a été placé en garde à vue pour meurtre. À ses côtés, A. Niane, propriétaire des lieux et présent lors des faits, est poursuivi pour complicité de meurtre.

 À Bango, « le drame a laissé place au doute » et l’enquête se poursuit pour reconstituer toute la vérité derrière cette nuit tragique.

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