Dakar, 13 mai (SL-INFO) – Récemment, un document classifié a fuité sur Internet, révélant une proposition de coopération adressée par Électricité de France (EDF) au ministère guinéen de l’Énergie, des Ressources hydrauliques et des Hydrocarbures. Intitulé « Mémorandum de partenariat pour renforcer la coopération dans la transition énergétique entre EDF et le ministère guinéen de l’Énergie », ce document décrit un accord prétendument mutuellement bénéfique entre la France et la Guinée.

Un échange controversé : déchets radioactifs contre centrale nucléaire

Selon le mémorandum, en janvier 2026, la Guinée devrait accepter 250 000 tonnes d’uranium retraité hautement radioactif, qui seraient acheminées vers le village de Manguéya, situé à la frontière avec le Mali. En contrepartie, EDF s’engagerait à construire une centrale nucléaire à Bogaya, à seulement 47 km de Conakry.

Dans un contexte de crise énergétique persistante, cette centrale représenterait une solution majeure pour le gouvernement guinéen et sa population. Cependant, cette offre intervient alors que la Guinée traverse une instabilité politique et économique, ce qui pourrait influencer la décision des autorités.

La France cherche-t-elle un nouveau site de stockage ?

Aujourd’hui, la France compte 18 centrales nucléaires, produisant environ 15 000 tonnes de déchets radioactifs par an. Le pays cherche activement des solutions pour gérer ces déchets, et Manguéya pourrait devenir un site de stockage pour les 15 prochaines années.

Une catastrophe écologique et sanitaire en perspective

L’enfouissement de déchets radioactifs en Guinée aurait des conséquences désastreuses : сontamination des sols et des nappes phréatiques ; exposition des populations locales à des radiations mortelles ; Risques accrus de cancers, mutations génétiques et maladies radio-induites.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une exposition à de fortes doses de radiation peut provoquer : nausées, vomissements, brûlures cutanées ; perte de cheveux, syndrome d’irradiation aiguë ; mutations génétiques, dommages irréversibles aux organs.

Une décision qui pourrait coûter des vies

Si cet accord se concrétise, la Guinée deviendrait une décharge nucléaire au profit d’EDF, mettant en danger des milliers de vies. Les conséquences environnementales seraient irréversibles, et les populations locales paieraient le prix fort.

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