Dakar, 27 mars(SL-INFO) – Le bras de fer entre l’État du Sénégal et les syndicats de l’enseignement se poursuit autour de la table des négociations. Réunis pour statuer sur la dernière proposition gouvernementale, les acteurs du G7 ont pris la décision de ne pas valider le document en l’état, préférant y apporter des modifications substantielles tout en maintenant plusieurs leviers de pression sur les autorités.

Le mercredi 25 mars 2026, le siège du Syndicat des Inspectrices et Inspecteurs de l’Éducation nationale du Sénégal (SIENS) à Dakar a abrité une plénière du cadre unitaire des syndicats les plus représentatifs (G7). L’ordre du jour portait sur l’analyse du projet de protocole d’accord soumis deux jours plus tôt par le ministère de la Fonction publique. Selon les informations de Sud Quotidien, les responsables syndicaux ont examiné le texte en détail avant d’y intégrer une série d’amendements.

Ces corrections s’articulent autour de trois exigences : l’intégration des points majeurs liés au passif social, l’inscription de délais d’exécution précis pour chaque engagement de l’État, et la reformulation des passages jugés équivoques. Le document remanié sera prochainement retourné aux autorités. Dans cette dynamique, le G7 demande au gouvernement de mettre à profit les vacances du second semestre pour organiser une réunion de monitoring. Celle-ci devra être placée sous la présidence directe du Premier ministre dans le but d’acter des solutions définitives.

En amont de ces discussions, les syndicats ont dressé le bilan de leur sixième plan d’actions. Forts de la mobilisation observée lors de la conférence de presse du 13 mars et du rassemblement des enseignants à Dakar Plateau, ils soulignent la détermination de la base. Les procès-verbaux issus des assemblées générales d’établissements indiquent une volonté de poursuivre la lutte si le gouvernement maintient ce que les syndicats qualifient d’« immobilisme » et de « stratégie du pourrissement ».

Cette fermeté se prolonge sur le terrain juridique. Le G7 confirme la poursuite des démarches pour le dépôt d’une plainte contre l’État du Sénégal auprès de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Cette saisine fait suite aux ponctions opérées sur les salaires des enseignants à la fin du mois de février, des retenues considérées comme illégales par la partie syndicale.

Tout en réitérant leur disponibilité au dialogue et en rappelant avoir proposé une plateforme minimale, les organisations du G7 appellent désormais l’ensemble des centrales syndicales à fédérer leurs forces pour exiger l’apurement du passif social.

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