Dakar, 27 fév (SL-INFO) – Le député Barane Fofana, membre du groupe parlementaire Takku Wallu, est monté au créneau pour défendre l’ancien ministre Moussa Bocar Thiam, affirmant qu’« aucun corps de contrôle ne l’a épinglé ». Dans son intervention pendant l’examen en plénière du projet de résolution portant mise en accusation de Moussa Bocar Thiam, le parlementaire a soutenu que ce dernier « a pris ses responsabilités pendant qu’il était au service de l’État » et qu’il ne saurait être présenté comme fautif en l’absence de conclusions défavorables des structures de contrôle. Pour l’élu, les attaques dont fait l’objet l’ancien ministre relèveraient davantage d’un contexte politique que judiciaire.
Barane Fofana estime que « les poursuites engagées s’inscrivent dans une logique de revanche ». Selon ses propos, il est aisé de « comprendre que ceux qui étaient de l’autre côté et qui sont aujourd’hui au pouvoir lui en veulent ». Le député voit dans cette procédure un règlement de comptes politique manifeste. Dans la foulée, il a tenu des propos particulièrement sévères à l’endroit de deux membres du gouvernement qu’il considère comme « les deux ennemis du Sénégal aujourd’hui », à savoir le ministre de l’Intérieur et celui de la Justice. Il a ajouté qu’ils « ont de très mauvaises intentions » avant de lancer : « Puisse Dieu ne pas exaucer leur volonté ».
Évoquant la situation dans le nord du pays, l’élu a affirmé que Matam serait devenue « la cible du pouvoir ». Selon lui, cette pression s’expliquerait par l’ancrage politique de la région, présentée comme un bastion historique de l’ancien président Macky Sall. Il a martelé que « ce n’est pas parce que le régime ne gagne jamais à Matam qu’il doit cibler ses fils avec l’intention de les mettre en prison ».
Malgré les tensions ambiantes, Barane Fofana se veut confiant quant à l’issue du dossier judiciaire. Il a conclu son intervention en affichant sa détermination à défendre l’ancien ministre, assurant que « Moussa Bocar fera face ». Pour le parlementaire, il est impératif de dénoncer ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins purement politiques.
