Dakar, 18 mars(SL-INFO) – En début de semaine, l’État-major général des armées du Mali a publié un communiqué annonçant l’évasion de deux soldats des FAMA capturés par des groupes terroristes. Ces militaires se seraient échappés d’un camp de réfugiés situé sur le sol mauritanien.
Dans un communiqué relayé par l’Agence mauritanienne d’information (AMI), le ministère mauritanien des Affaires étrangères a « rejeté avec la plus grande fermeté » les affirmations de l’État-major des armées du Mali.
« Une accusation grave »
Il dit ne pas tolérer ces « accusations totalement infondées et profondément offensantes » formulées « sans consultation préalable par les canaux diplomatiques appropriés ».
Le camp de M’Berra accueille, selon Nouakchott, des dizaines de milliers de Maliens et d’autres nationalités, depuis près d’une trentaine d’années. Il est protégé.
Laisser donc entendre que « des groupes terroristes pourraient y détenir des personnes, relève d’une accusation grave », fustige la Mauritanie.
Il invite Bamako à « assumer ses responsabilités, à observer davantage de rigueur dans ses communications officielles et à privilégier les canaux convenus en conformité avec les usages de la politique extérieure ».
Pour, certainement, désamorcer cette petite tension entre les deux pays, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a reçu hier mardi 17 mars le chargé d’affaires par intérim de la Mauritanie à Bamako, Cheikhane Habibou Rahmane.
Pour une « solidarité fraternelle sincère »
La rencontre a permis aux deux hommes de discuter des « sujets d’actualité sur le plan sécuritaire ».
Le ministre malien dit avoir relevé au cours des échanges avec son hôte la « nécessité de renforcer davantage la coopération bilatérale dans un esprit de collaboration renforcée, de solidarité fraternelle sincère et de dialogue constructif dans l’intérêt supérieur » des deux pays.
