Dakar, 24 mars(SL-INFO) – Sur la presse marocaine, c’est la réjouissance, après la décision de la Confédération africaine de football de leur accorder le titre de la CAN 2025 sur tapis vert, aux dépens du Sénégal. Sur Medias24, l’un des principaux sites d’informations marocains, Reda Belhoucine, président du Tribunal de première instance de Ouezzane (Nord-ouest), a tenté de justifier cette décision controversée de l’instance dirigeante du foot africain.

Dans un texte, le juriste a mis en avant un argument totalement lunaire pour expliquer la défaite des Marocains face aux Sénégalais le 18 janvier dernier. Selon Belhoucine, les Lions de la Téranga ont exercé une pression psychologique énorme sur l’arbitre Jean-Jacques Ndala telle que le but de la victoire, inscrit par Pape Guèye, aurait dû être refusé… pour une faute dit-il de Chérif Ndiaye sur le défenseur marocain Jawad El Yamiq.

« Cet abandon temporaire a placé le corps arbitral dans une posture d’une extrême vulnérabilité psychologique, altérant l’environnement de l’arbitre qui, tiraillé par la menace implicite d’un arrêt définitif de la finale, a vu sa priorité glisser de l’application stricte des lois du jeu vers la sauvegarde absolue de l’événement. Cette forme d’intimidation environnementale a trouvé son illustration la plus probante lors de la validation du but sénégalais, séquence durant laquelle l’arbitre, manifestement tétanisé par l’appréhension d’un nouvel incident, a omis de sanctionner une faute d’attaque flagrante commise par le joueur sénégalais numéro 12, lequel a délibérément bousculé un défenseur marocain pour s’ouvrir la trajectoire de tir », écrit Belhoucine sur Medias24.

Le président du tribunal de première instance de Ouezzane d’ajouter : « En tirant ainsi un profit direct et décisif de sa propre irrégularité, l’attaquant a violé non seulement la Loi 12 de l’IFAB – qui invalide formellement toute action où un joueur bouscule son adversaire pour le déséquilibrer ou dégager l’axe du but -mais également le principe universel selon lequel nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, démontrant de facto que le mutisme du sifflet arbitral découlait d’une liberté d’appréciation anéantie par la contrainte psychologique du retrait soi-disant temporaire ». Incroyable !

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