Dakar, 10 mars (SL-INFO) – L’affaire Pierre Robert continue de révéler ses secrets. Grâce aux aveux de l’un de ses présumés complices sénégalais, B. Diallo, la DIC en a appris un peu plus sur les agissements au Sénégal de ce Français arrêté dans son pays pour pédopornographie en Afrique.
Interpelé à Kaolack, B. Diallo faisait partie de ceux que Robert appelait les «formateurs au sexe», ces locaux qu’il chargeait d’enrôler des garçons mineurs défavorisés afin de les initier à l’homosexualité. «Ce conducteur de ‘Jakarta’ a révélé avoir connu Pierre Robert vers 2015, sur Facebook où ‘chassait’ le prédateur français», rapporte Libération, qui a révélé les détails de l’audition de l’homme de 41 ans, soulignant que celle-ci s’est déroulée en présence des policiers français dépêchés à Dakar dans le cadre de la coopération judiciaire entre les deux pays.
Le quotidien d’information renseigne que les échanges de messages interceptés par les enquêteurs ont permis de découvrir que B. Diallo était chargé de louer un appartement où il rassemblait des enfants défavorisés avec lesquels il entretenait des relations sexuelles. Il s’acquittait de sa «mission» et «envoyait même à Pierre Robert les preuves vidéos de ses ébats sexuels avec des mineurs».
«’Satisfait’ de son ‘formateur au sexe’, [le Français] a décidé de lui confier une mission plus large : la création à Dakar d’un ‘Centre de formation au sexe pour les enfants’. Des montants conséquents ont été ainsi envoyés à B. Diallo pour le montage de ce projet qui n’a jamais abouti», révèle Libération.
Dans le cadre de cette affaire, quatorze Sénégalais ont été arrêtés. Ils ont été écroués par le doyen des juges pour association de malfaiteurs, traite d’être humains en bande organisée, proxénétisme en bande organisée, transmission volontaire du VIH/Sida, viol commis sur mineurs, actes contre-nature, actes de pédophilie et détention et usage de drogue.
