Dakar, 25 fév (SL-INFO) – Notre rédaction a pris connaissance du parcours d’Adeline, une citoyenne française convertie à l’Islam il y a quatorze ans. Élevée dans une famille strictement athée, cette mère de deux enfants, qui a pris le prénom de Melek après sa conversion, a détaillé les étapes de son cheminement spirituel lors d’un entretien accordé à l’agence Anadolu.

Son intérêt pour la spiritualité a pris racine à la suite de difficultés familiales. Durant son enfance, un accident impliquant son père a soudainement plongé sa mère et elle dans une situation de précarité. Face à cette épreuve, une amie de confession musulmane lui répétait régulièrement qu’il existait « un bien dans chaque épreuve » et « un bien dans chaque mal ». Bien que cette idée fût initialement difficile à assimiler, elle a poussé la jeune femme à chercher une voie capable de lui apporter de l’apaisement.

Le véritable tournant de sa démarche s’est produit en observant la pratique religieuse de son entourage. Adeline a été particulièrement interpellée par le fait que son amie interrompait ses activités cinq fois par jour pour accomplir ses prières. Cette régularité l’a incitée à entamer ses propres recherches, d’abord sur Internet, puis à travers des livres.

Durant son apprentissage, elle s’est d’abord heurtée à des difficultés de compréhension face à la traduction française du Coran. Sur recommandation, elle s’est alors orientée vers des ouvrages d’exégèse pour saisir le contexte et le sens précis des versets. Elle a ensuite complété ses lectures par des ouvrages consacrés à la vie du prophète Mohammed, dont elle recommande aujourd’hui l’étude à toute personne s’intéressant à la religion musulmane.

Convaincue par la logique de la croyance en un Dieu unique, elle a fini par prononcer l’attestation de foi au sein d’une mosquée. Suite à cette étape, elle a épousé un ressortissant turc, ce qui l’a amenée à apprendre la langue de son mari.

Aujourd’hui, celle qui se fait appeler Melek décrit l’Islam comme une « religion de paix » qui unit ses fidèles autour d’une fraternité authentique. Toujours selon les propos rapportés par l’agence Anadolu, elle souligne que la foi permet de relativiser les variations de la situation matérielle et les épreuves de la vie d’ici-bas. « Celui qui accepte l’Islam, c’est comme s’il renaissait avec une page blanche et il a besoin de temps pour apprendre », a-t-elle conclu.

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