Dakar , 30 Jan(SL-INFO) – Une enquête de longue haleine, initiée en 2023, vient de connaître son épilogue dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. La Gendarmerie nationale a mis fin aux activités d’un réseau structuré opérant entre la France et l’Europe de l’Est, spécialisé dans le commerce illicite d’animaux de compagnie. Au-delà des infractions administratives, ce sont les méthodes employées pour maximiser les profits qui ont alerté les autorités.

Selon les informations communiquées par la gendarmerie et relayées par Anadolu, trois éleveurs ont été interpellés mardi dernier avant d’être mis en examen. L’affaire repose sur un mécanisme de fraude bien huilé impliquant des allers-retours fréquents vers la Serbie. Le mode opératoire consistait à importer des chiennes gestantes depuis ce pays des Balkans afin de les faire mettre bas sur le sol français. Cette stratégie permettait de brouiller les pistes sur l’origine réelle des animaux. **Mutilations et falsifications documentaires**

Les investigations ont révélé que les chiots subissaient des interventions physiques strictement encadrées, voire interdites dans l’Union européenne. Les éleveurs procédaient systématiquement à la coupe des oreilles et de la queue des animaux pour répondre à certains standards esthétiques, une pratique illégale en France. Pour écouler ces chiots sur des sites de vente en ligne, le réseau utilisait de faux carnets de vaccination et de faux passeports, faisant croire à une provenance communautaire légale. L’enquête a permis d’identifier les têtes pensantes de ce trafic : un couple d’éleveurs installé dans la Drôme, en lien direct avec des transporteurs serbes, ainsi qu’une éleveuse du département voisin du Rhône qui reproduisait des schémas identiques. Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de dix-huit chiens adultes et de dix-neuf chiots, ainsi qu’un stock de documents falsifiés provenant de divers pays de l’Est.

À l’issue de leur présentation aux magistrats, les trois mis en cause se sont vus notifier des mesures restrictives immédiates. Ils ont désormais l’interdiction formelle de quitter le territoire français et d’exercer toute activité professionnelle en lien avec les animaux.

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